Le député national Theoveul Lotika Likwela, élu de la ville de Kisangani, a salué les options levées lors du Conseil des ministres du vendredi 20 février 2026, marquant un tournant décisif dans deux dossiers majeurs pour la province de la Tshopo : la reprise des activités du FRIVAO et la relance du projet de modernisation de la centrale hydroélectrique de la Tshopo.
Ces décisions gouvernementales répondent aux préoccupations exprimées par le caucus des députés nationaux de la Tshopo lors de leur séance de travail du 29 janvier 2026 avec le ministre de la Justice et Garde des Sceaux. À l’issue de cette rencontre, deux revendications prioritaires avaient été formulées.
La première portait sur la relance effective des activités du FRIVAO, en vue de poursuivre le processus d’indemnisation, tant individuelle que collective, des victimes concernées. La seconde concernait l’aboutissement des pourparlers entre le ministère des Ressources hydrauliques et Électricité et la société Congo Energie pour la modernisation de la centrale hydroélectrique de la Tshopo, infrastructure stratégique pour l’approvisionnement énergétique de Kisangani.
Une reprise en deux phases pour le FRIVAO

Près d’un mois après ces échanges, le Conseil des ministres du 20 février 2026 a répondu favorablement aux attentes des élus. Le gouvernement a autorisé le FRIVAO à reprendre ses activités, conformément aux décisions arrêtées lors du Conseil des ministres du 24 janvier 2024.
La reprise s’effectuera en deux phases distinctes.
La première phase concerne l’indemnisation collective. Le Conseil des ministres a instruit que le versement des fonds soit effectué sans délai aux communautés et groupes de victimes déjà identifiés. Une mesure attendue de longue date dans la province, où la question de la réparation reste particulièrement sensible.
La seconde phase portera sur l’indemnisation individuelle. Celle-ci interviendra à l’issue d’un audit du fichier des victimes. Cet audit aura pour objectif de vérifier l’éligibilité des bénéficiaires afin de garantir une répartition équitable et transparente des indemnités. Le gouvernement entend ainsi sécuriser le processus et prévenir toute contestation ultérieure.
Électrification de Kisangani : un nouveau cadre contractuel
S’agissant du projet d’électrification de la ville de Kisangani, le gouvernement a également franchi un pas décisif. Il a autorisé la signature d’un nouveau contrat impliquant la société Congo Energie, le ministère de la Justice et Garde des Sceaux, le ministère des Ressources hydrauliques et Électricité, ainsi que la Société nationale d’électricité (SNEL), appelée à garantir les aspects techniques du projet. Le FRIVAO interviendra comme co-bailleur.
Cette architecture contractuelle vise à sécuriser juridiquement et techniquement la modernisation de la centrale hydroélectrique de la Tshopo, infrastructure clé pour la stabilité énergétique de Kisangani et, au-delà, pour la relance économique de la province.
« Un plaidoyer méthodique finit toujours par produire des résultats »
Réagissant à ces avancées, le député Theoveul Lotika Likwela s’est réjoui de voir les préoccupations du caucus trouver un écho favorable au sein du gouvernement. Il a souligné que « un plaidoyer méthodique, constant et déterminé finit toujours par produire des résultats », saluant l’esprit d’écoute manifesté par l’Exécutif.
Pour l’élu de Kisangani, ces décisions constituent non seulement une réponse institutionnelle aux attentes des populations de la Tshopo, mais aussi un signal fort en faveur de la justice réparatrice et du développement des infrastructures énergétiques, deux leviers essentiels pour la stabilité et la croissance de la région.
Laurent Kangisa.