Au lendemain de l’annonce des premiers décès liés à la maladie à virus Ebola à Kisangani et de la confirmation de quatre cas par le ministre national de la Santé, le recteur de l’Université de Kisangani (UNIKIS), le professeur Mathieu Kirongozi, a lancé ce lundi 13 juillet 2026 une campagne de sensibilisation au sein de son institution afin de prévenir toute propagation de l’épidémie.
Le recteur a effectué une tournée qui l’a conduit successivement à la Faculté de médecine, à la Faculté des sciences économiques, à la Faculté de droit, à la Faculté des sciences sociales, administratives et politiques, ainsi qu’aux Cliniques universitaires, au Centre de santé universitaire, à la Bibliothèque centrale, avant de clôturer sa visite au bâtiment administratif, communément appelé le BATAM.
À chaque étape, le message est resté le même : le strict respect des mesures barrières demeure la meilleure arme pour freiner la propagation du virus Ebola.
Le professeur Mathieu Kirongozi a insisté sur le caractère obligatoire du lavage des mains avant l’accès aux auditoires, bureaux et autres services de l’université. Il a également rappelé que chaque dispositif de lavage des mains doit être continuellement approvisionné en eau, en savon ou en solution hydroalcoolique.
Au-delà de la sensibilisation, le recteur est venu avec des équipements destinés à renforcer le dispositif de prévention. Des thermoflash ont été remis à chacune des facultés et entités visitées. La Faculté de médecine a bénéficié de cinq appareils, tandis que les Cliniques universitaires en ont reçu deux, en raison de leurs besoins spécifiques. Les autres facultés et services ont chacun reçu un thermoflash.
« Après le lavage des mains, un agent devra systématiquement prendre la température de toute personne qui accède aux installations. Toute personne présentant une température supérieure à 36 °C devra être orientée vers un centre de santé pour une évaluation médicale », a déclaré le professeur Mathieu Kirongozi.
Cette mobilisation intervient dans un contexte de vigilance accrue à Kisangani. Selon les autorités sanitaires, la ville a enregistré dimanche ses deux premiers décès dus à Ebola, des cas importés de Niania, dans la province de l’Ituri. Le dernier bilan fait également état de quatre cas confirmés, de quarante cas suspects et de 129 contacts actifs sous surveillance. Trois zones de santé de la ville sont particulièrement concernées par la surveillance épidémiologique : Mangobo, Kabondo et Lubunga.
Face à cette situation, l’Université de Kisangani entend jouer pleinement son rôle dans la prévention en renforçant les dispositifs sanitaires sur son campus et en appelant l’ensemble de la communauté universitaire à observer rigoureusement les mesures de protection contre la maladie.
Laurent Kangisa