Les menaces entourant un éventuel départ du gouvernement de la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et des Innovations technologiques, la professeure Marie-Thérèse Sombo Ayane Mukuna, continuent de susciter des réactions au sein de l’opinion publique. Après le Collectif des femmes de la Tshopo, la Dynamique des jeunes de la Grande Orientale est montée au créneau pour exprimer son soutien à la ministre et dénoncer ce qu’elle considère comme des initiatives visant à la discréditer.
Dans une déclaration faite à la presse ce mercredi 28 octobre 2026, à la place des Martyrs de Kisangani, les membres de cette structure ont fait part de leur préoccupation face aux démarches de certains députés nationaux mettant en cause la gestion de la ministre.
Dans son message de soutien daté du 27 octobre 2026, la Dynamique des jeunes de la Grande Orientale estime que les accusations de détournement et de mauvaise gestion portées contre la responsable du secteur de l’ESURSI doivent être examinées sur la base de faits vérifiables et dans le strict respect des procédures légales.
Pour cette structure, le contrôle de l’action gouvernementale ne devrait pas servir de prétexte à des rivalités politiques, à des règlements de comptes ou à un acharnement contre une personnalité publique.
Des réformes au cœur de la controverse
La Dynamique des jeunes de la Grande Orientale considère que la professeure Marie-Thérèse Sombo Ayane Mukuna ferait aujourd’hui l’objet de critiques en raison des réformes engagées depuis sa prise de fonctions à la tête du ministère.
Selon ses membres, les efforts qu’ils attribuent à la ministre en matière de réforme du secteur, de discipline et de promotion de l’éveil patriotique susciteraient des résistances.
Se fondant sur cette lecture de la situation, la structure appelle le chef de l’État à considérer la rigueur dans la gestion du ministère comme un levier potentiel de renforcement de la discipline, de la transparence, de la crédibilité et de la modernisation de l’enseignement supérieur en République démocratique du Congo.
Elle exhorte ainsi les autorités à ne pas prendre de décisions sous l’influence de ce qu’elle qualifie de manipulations politiques, mais à privilégier l’examen objectif des faits.
Un appel au chef de l’État au nom de l’intérêt général
Dans sa déclaration, la Dynamique des jeunes de la Grande Orientale lance un appel patriotique au chef de l’État, l’invitant à faire prévaloir la vérité, la justice et l’intérêt général dans le traitement de ce dossier.
Elle lui demande également de faire obstacle aux initiatives qu’elle juge susceptibles de favoriser la déstabilisation et la division, particulièrement dans un contexte national marqué par la guerre dans l’est de la RDC, que les autorités congolaises attribuent à l’agression du Rwanda.
Pour ces jeunes, la préservation de la cohésion nationale et la recherche de solutions aux défis sécuritaires du pays devraient demeurer des priorités, sans que les différends politiques ne prennent le pas sur l’intérêt collectif.
Les députés nationaux interpellés
La Dynamique des jeunes de la Grande Orientale interpelle par ailleurs les députés nationaux sur l’exercice de leur mission de contrôle parlementaire. Elle les invite à ne pas transformer cette prérogative constitutionnelle en un instrument de règlement de comptes personnels ou politiques.
Cette prise de position intervient alors que les critiques visant la gestion de la ministre Marie-Thérèse Sombo alimentent le débat public. Si ses soutiens plaident pour la reconnaissance des réformes qu’ils lui attribuent, les accusations de mauvaise gestion évoquées dans cette controverse nécessitent, pour leur part, un examen fondé sur des éléments de preuve et les mécanismes institutionnels appropriés.
Laurent Kangisa