Réunis le 24 octobre 2026 à Kisangani, les membres du comité national de la communauté Komo ont condamné fermement les actions attribuées au Front pour la refondation de la nation (FRN). Ils ont réaffirmé leur soutien au président Félix-Antoine Tshisekedi et appelé leurs membres à se mobiliser pour la défense de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
La création du mouvement politico-militaire Front pour la refondation de la nation (FRN), présenté comme étant porté par l’ancien président honoraire Joseph Kabila, continue de susciter des réactions au sein de la communauté nationale. La dernière en date est celle de la communauté Komo, dont les représentants se sont réunis à Kisangani, le 24 octobre 2026, dans le cadre d’une session du comité national consacrée à l’évaluation de la menace sécuritaire qui pèse sur la partie orientale de la République démocratique du Congo.
À l’issue de cette rencontre, le comité national de la communauté Komo a exprimé sa ferme opposition à ce qu’il qualifie d’agression « barbare », attribuée au Front pour la refondation de la nation (FRN). Dans sa déclaration rendue publique devant la presse, la communauté a dénoncé les menaces contre la paix et la stabilité du pays, tout en réaffirmant son attachement à l’unité nationale et à l’intégrité territoriale de la RDC.
« La RDC restera un et indivisible »
Pour les représentants de la communauté Komo, l’unité de la République démocratique du Congo constitue un principe non négociable. Ils ont ainsi réitéré leur engagement en faveur d’un Congo uni, souverain et indivisible, rejetant toute initiative susceptible, selon eux, de compromettre l’intégrité du territoire national.
Dans cette perspective, le comité national a apporté son soutien total et inconditionnel au chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en sa qualité de président de la République et de commandant suprême des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Les représentants Komo ont également salué la bravoure des militaires des FARDC ainsi que celle des combattants Wazalendo engagés dans la défense du territoire national face aux menaces sécuritaires dans l’Est du pays.
La Tshopo, une terre ancestrale du peuple Komo
Prenant la parole au nom de la communauté, le vice-président national, Joseph Mabianga Fataki, a souligné l’importance particulière de la province de la Tshopo pour le peuple Komo.
Selon lui, cette province constitue une partie intégrante de la terre ancestrale de cette communauté. Une précision qui traduit, dans le contexte sécuritaire actuel, la volonté des représentants Komo de rappeler leur attachement aux terres de leurs ancêtres et à la préservation de l’intégrité territoriale de la RDC.
Présente dans quatre provinces du pays le Nord-Kivu, le Maniema, l’Ituri et la Tshopo , la communauté Komo entend ainsi faire entendre sa voix dans le débat national sur la sécurité, la souveraineté et la cohésion nationale.
Un appel au patriotisme et à la mobilisation
Au-delà de la condamnation des actions attribuées au FRN, le comité national a tenu à rappeler le caractère hospitalier du peuple Komo, affirmant que celui-ci n’a pas pour habitude de faire couler le sang.
Dans sa déclaration, la communauté a lancé un appel au patriotisme à l’endroit de l’ensemble de ses membres, les exhortant à se ranger derrière le chef de l’État afin de contribuer à la sauvegarde de la nation congolaise.
Cet appel se veut un message de mobilisation et de solidarité dans un contexte marqué par les inquiétudes liées à la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Une représentation au sein des institutions
En conclusion, le comité national de la communauté Komo a rappelé sa présence au sein des institutions politiques nationales et provinciales. Selon les chiffres communiqués dans sa déclaration, cette représentation comprend trois députés nationaux, quatre députés provinciaux ainsi qu’un vice-gouverneur.
À travers cette prise de position, la communauté Komo entend réaffirmer son engagement en faveur de l’unité nationale, de la souveraineté de la RDC et de la défense de son intégrité territoriale. Son message, porté depuis Kisangani, s’inscrit dans un contexte où les prises de position des acteurs sociopolitiques et communautaires occupent une place importante dans le débat sur l’avenir sécuritaire du pays.
Laurent Kangisa