
Plus de vingt établissements d’enseignement supérieur et universitaire, publics comme privés, de la province de la Tshopo ont pris part, samedi 16 mai 2026 à Kisangani, à la première réunion convoquée par le nouveau président de la Conférence des chefs d’établissements de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et des Innovations technologiques de la Tshopo, le professeur Mathieu Kirongozi Bometa, recteur de Université de Kisangani.
Cette assemblée générale, organisée dans un contexte marqué par plusieurs missions de contrôle annoncées dans la province, était principalement consacrée à la préparation de l’accueil de la commission de contrôle de scolarité du ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire, de la Recherche scientifique et des Innovations technologiques, attendue ce dimanche 17 mai 2026 à Kisangani.
Selon les échanges tenus au cours de la rencontre, cette commission, composée de quatorze membres, séjournera durant quinze jours dans la province de la Tshopo afin de procéder aux opérations de contrôle de scolarité des finalistes.
Prenant la parole devant ses collègues, le professeur Mathieu Kirongozi Bometa a appelé les responsables des institutions à faciliter le travail de cette mission officielle. Il leur a notamment demandé de préparer tous les dossiers des étudiants finalistes ainsi que les documents administratifs et droits requis pour les opérations de contrôle.
Le président de la conférence a également insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective afin de garantir un séjour convenable à la délégation ministérielle à Kisangani, particulièrement en matière de logement, de restauration et de transport.
Une mission parlementaire également attendue
Outre la délégation ministérielle, les chefs d’établissements ont été informés de l’arrivée d’une mission des députés nationaux, déjà présente à Kisangani depuis ce samedi 16 mai 2026.
Cette délégation parlementaire a pour mandat de contrôler la gestion des différentes quotités versées par les institutions d’enseignement supérieur et universitaire aux services de l’État, couvrant les années académiques 2022-2023, 2023-2024 et 2024-2025.
À cet effet, les responsables des établissements situés à l’intérieur de la province ont été invités à rejoindre Kisangani afin de rencontrer cette mission et répondre à leurs préoccupations.
Une commission pour identifier les établissements non en règle

Au cours de cette assemblée générale, les participants ont également décidé de mettre en place une commission chargée de recenser et d’identifier toutes les institutions d’enseignement supérieur et universitaire opérant dans la province de la Tshopo, particulièrement celles ne disposant pas d’une situation administrative régulière vis-à-vis de l’État congolais.
Cette commission se veut inclusive. Elle regroupe des représentants des institutions techniques, des Instituts supérieurs pédagogiques (ISP), des universités ainsi que des établissements privés.
Des crises internes exposées devant l’assemblée
La réunion a également servi de tribune à certains chefs d’établissements pour exposer les difficultés internes auxquelles font face leurs institutions respectives.
C’est notamment le cas de l’Institut supérieur agronomique de Yatolema où les autorités académiques auraient été chassées par les enseignants à la suite de tensions internes.
À l’Institut supérieur des techniques médicales de Yangambi, les relations entre le comité de gestion et le corps enseignant demeurent également très tendues, selon les informations communiquées à l’assemblée.
Un nouveau leadership salué
La forte participation enregistrée lors de cette première réunion a été perçue par plusieurs participants comme un signal d’ouverture et de rassemblement sous le nouveau leadership du professeur Mathieu Kirongozi Bometa.
Longtemps marginalisées, certaines institutions privées de l’enseignement supérieur et universitaire ont salué l’avènement de cette nouvelle dynamique à la tête de la conférence provinciale.
Plusieurs responsables d’établissements disent désormais compter sur la capacité du nouveau président à instaurer une gestion inclusive et à favoriser une participation équitable de toutes les composantes du secteur aux activités de la conférence.
Laurent Kangisa