Kananga : le député national Marcel Tshipepele indigné par l’abandon du complexe scolaire Athénée Royal.

Laurent Kangisa

Offert par le Chef de l’État aux filles et fils du Kasaï Central, le complexe scolaire Athénée Royal de Kananga présente aujourd’hui un visage alarmant. En visite sur le site, le député national Marcel Tshipepele dénonce un abandon inacceptable et promet des actions parlementaires pour relancer les travaux.

En séjour dans sa circonscription électorale dans le cadre des vacances parlementaires, le député national Marcel Tshipepele s’est rendu, ce mardi 13 janvier 2026, sur le site du complexe scolaire Athénée Royal de Kananga. Une visite de terrain qui s’est soldée par un constat amer pour l’élu national, visiblement choqué par l’état de délabrement avancé de cette infrastructure éducative pourtant présentée comme un véritable bijou pour la jeunesse du Kasaï Central.

Sur place, le tableau est loin des ambitions initiales. Le site est envahi par des herbes folles, la peinture des bâtiments se détériore sous l’effet du temps et du manque d’entretien, tandis que plusieurs infrastructures restent inachevées. À cela s’ajoutent de nombreuses malfaçons visibles çà et là, témoignant d’une exécution des travaux pour le moins approximative.

Selon les informations recueillies par notre rédaction, le retard accusé dans l’achèvement du complexe serait principalement lié au non-respect des engagements contractuels par l’une des entreprises adjudicataires. Cette dernière aurait tout simplement abandonné le chantier avant la fin des travaux, plongeant le projet dans une impasse préjudiciable à la communauté locale.

Pour Marcel Tshipepele, cette situation est d’autant plus préoccupante que l’Athénée Royal de Kananga est un don personnel du Chef de l’État à la population du Kasaï Central, avec pour objectif d’offrir un cadre moderne et digne à l’éducation des jeunes, en particulier des jeunes filles.

« En ma qualité de parlementaire, j’ai collecté des éléments utiles en vue de mener mes actions parlementaires lors de la session ordinaire de mars 2026, dans le but d’obtenir l’achèvement des travaux en souffrance et de demander aux autorités nationales de procéder à l’inauguration de cette infrastructure éducative au bénéfice de la jeunesse du Kasaï Central », a déclaré l’élu de Kananga.

Par cette démarche, Marcel Tshipepele entend interpeller les instances compétentes et exiger des responsabilités afin que ce projet, porteur d’espoir pour toute une génération, ne demeure pas un symbole de promesses non tenues. La population locale, elle, attend désormais des actes concrets pour voir renaître ce complexe scolaire à la hauteur de sa vocation initiale.

Antoine Kamande