Le Fonds spécial de répartition de l’indemnisation aux victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO) tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence d’actes de fraude commis en son nom. Dans un communiqué publié ce mardi 21 juillet 2026, cet établissement public dénonce les agissements d’individus non identifiés qui utilisent abusivement son identité pour extorquer de l’argent à la population.
Selon le FRIVAO, ces personnes se présentent comme des représentants de l’institution et promettent divers services en échange de paiements, en utilisant frauduleusement le nom et le logo de l’établissement afin de tromper leurs victimes.
Le coordonnateur national du FRIVAO, Mgr François Mwarabu, qualifie ces individus d’« escrocs » et rappelle que toutes les prestations offertes par le Fonds sont entièrement gratuites. Il cite notamment les opérations d’identification des victimes, le processus d’indemnisation ainsi que le recrutement des agents, qui ne donnent lieu à aucun paiement.
Face à cette situation, le FRIVAO appelle la population à faire preuve de vigilance. L’institution exhorte les citoyens à ne verser aucun frais à des personnes se réclamant du Fonds et à signaler systématiquement ces pratiques aux services compétents.
L’établissement public réaffirme par ailleurs sa détermination à protéger sa mission ainsi que les intérêts des victimes des activités illicites de l’Ouganda. À cet effet, il annonce s’être constitué partie civile afin de défendre les droits des victimes et de lutter contre toute tentative de fraude portant atteinte à son action.
Le FRIVAO prévient enfin qu’il ne tolérera plus aucune atteinte à sa crédibilité et se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre toute personne impliquée dans ces manœuvres frauduleuses.
Laurent Kangisa