Kisangani, Vingt journalistes issus des médias traditionnels et de la presse en ligne de Kisangani ont pris part, ce dimanche, à une session de formation consacrée à la maladie à virus Ebola. L’initiative vise à renforcer leurs capacités afin de garantir une information fiable et responsable dans le contexte de la riposte contre cette épidémie.
Au cours de cette formation, les participants ont été sensibilisés aux principales manifestations cliniques de la maladie, aux mesures de prévention à observer, aux attitudes à adopter face aux rumeurs ainsi qu’à la situation épidémiologique actuelle de l’épidémie.
Les organisateurs ont expliqué que cette activité a pour objectif d’équiper les professionnels des médias des connaissances essentielles leur permettant de diffuser des informations exactes et vérifiées auprès de la population, à travers leurs reportages, émissions et publications.
Intervenant à cette occasion, le coordonnateur terrain des urgences au sein du bureau pays de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr Amos Ebondo, a affirmé que l’épidémie de la maladie à virus Ebola est une réalité dans la ville de Kisangani.
Selon lui, cinq cas ont été enregistrés dans la ville. Il s’agit exclusivement de cas importés de la province de l’Ituri. Parmi ces patients, deux sont arrivés déjà décédés. Sur les trois autres pris en charge, deux ont succombé à la maladie tandis qu’un patient a survécu après avoir bénéficié des soins.
Le Dr Amos Ebondo a appelé la population à s’impliquer activement dans la lutte contre cette maladie afin de freiner sa propagation. Il a insisté sur le respect des mesures de prévention et sur la nécessité de collaborer avec les équipes de riposte.
Le responsable de l’OMS a également rappelé qu’après trois mois d’épidémie, la République démocratique du Congo a enregistré plus de 2 400 cas confirmés de maladie à virus Ebola. L’épicentre de cette flambée demeure la province de l’Ituri, tandis que cinq provinces, dont la Tshopo, sont officiellement déclarées affectées.
À travers cette formation, les autorités sanitaires et leurs partenaires entendent faire des journalistes des acteurs clés de la communication de risque, en misant sur une information crédible pour combattre la désinformation et renforcer l’adhésion des communautés aux mesures de riposte.
Par Laurent Kangisa.