Kisangani : Le terrain destiné à l’immeuble de l’Acoprim transformé en dépotoir.

Laurent Kangisa

En plein centre-ville de Kisangani, un terrain réservé à la construction d’un immeuble en étage de l’Agence congolaise pour la promotion immobilière (Acoprim) offre aujourd’hui une image peu reluisante. Prévu pour accueillir un projet immobilier présenté comme moderne, l’espace est désormais envahi par les immondices et les herbes.

Sur place, les déchets de différentes natures s’accumulent sur le site, tandis que la végétation gagne progressivement du terrain. Une situation qui contraste fortement avec les annonces faites autour de ce projet, présenté à l’époque comme l’un des investissements immobiliers devant contribuer à la modernisation du paysage urbain de Kisangani.

Un projet annoncé, mais toujours au point mort

Le lancement des travaux de construction de l’immeuble n’a, à ce jour, pas été constaté sur le site. Pourtant, lors d’émissions consacrées au projet, des responsables de l’Acoprim avaient assuré que les fonds nécessaires à la réalisation de l’ouvrage étaient disponibles.

L’entreprise appelée à exécuter les travaux avait également été présentée comme ayant remporté le marché. Ces annonces avaient alors suscité des attentes au sein de la population de Kisangani, qui espérait voir le projet se concrétiser rapidement.

Mais depuis ces communications, le chantier semble ne pas avoir connu le démarrage annoncé. Aucune évolution visible ne permet, pour l’instant, de constater le début des travaux sur le terrain concerné.

Le silence de l’Acoprim interroge

Autre interrogation : la communication autour du projet semble désormais au point mort. Les responsables de l’Acoprim ne communiqueraient plus publiquement sur l’état d’avancement du dossier, laissant place aux interrogations sur les raisons du retard.

Cette absence d’informations alimente les préoccupations dans une ville où les projets immobiliers structurants restent particulièrement attendus.

Au-delà du retard du chantier, la transformation du terrain en dépotoir public pose également une question d’entretien et de gestion de l’espace. Situé dans une zone centrale de Kisangani, ce site donne aujourd’hui une image peu compatible avec la vocation qui lui avait été annoncée.

Des explications attendues

Face à cette situation, plusieurs questions méritent des réponses de la part de l’Acoprim : où en est réellement le projet ? Les financements annoncés sont-ils toujours disponibles ? L’entreprise retenue pour les travaux demeure-t-elle chargée de l’exécution du marché ? Et, surtout, pourquoi les travaux n’ont-ils toujours pas commencé ?

Une clarification officielle permettrait de lever les interrogations et de renseigner l’opinion sur le calendrier réel de ce projet.

En attendant, le terrain reste sans chantier, envahi par les herbes et les déchets. Au cœur de Kisangani, ce qui devait devenir un immeuble moderne reste, pour l’heure, un espace dégradé dont l’état interpelle les autorités et les responsables du projet.

Laurent Kangisa.