Le Centre d’étude, de documentation et d’action pour la femme (CEDAF) a lancé ce mercredi 05 août 2026, à Kisangani, une session de formation destinée aux personnes en situation de marginalisation afin de promouvoir leur accès aux services de santé sexuelle et reproductive. L’initiative financée par le fonds pour les femmes Congolaises FFC, cible notamment les personnes atteintes d’albinisme, les personnes vivant avec un handicap moteur, les personnes sourdes ainsi que les déplacés internes issus des conflits communautaires entre les Mbole et les Lengola.
Organisée dans la salle du Centre de pastorale de l’archidiocèse de Kisangani, cette activité répond à un constat préoccupant dressé par le CEDAF : les personnes en situation de marginalisation demeurent parmi les plus vulnérables en matière d’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive.
Selon l’organisation, cette réalité s’explique par plusieurs facteurs, notamment le manque d’information fiable, l’insuffisance des ressources financières et les préjugés sociaux dont ces personnes sont régulièrement victimes. Ces obstacles limitent considérablement leur accès aux services de santé et les exposent davantage aux risques liés aux grossesses non désirées ainsi qu’à une faible utilisation des méthodes de contraception.

À travers cette formation, le CEDAF entend contribuer à la réduction des inégalités d’accès aux services de santé sexuelle et reproductive. Les participants bénéficient d’informations fiables sur leurs droits en matière de santé, les méthodes contraceptives ainsi que les moyens de lutter contre les idées reçues et les mythes qui entourent la santé reproductive.
L’organisation mise également sur le renforcement des capacités des bénéficiaires afin qu’ils deviennent eux-mêmes des relais communautaires capables de sensibiliser leurs pairs et de promouvoir des comportements favorables à la santé.
Une dizaine de personnes issues des différents groupes ciblés prennent part à cette session de formation. À l’issue de celle-ci, elles auront pour mission de relayer les messages de sensibilisation auprès d’au moins 600 autres personnes vivant dans des situations similaires, amplifiant ainsi l’impact de cette campagne au sein des communautés concernées.
Par cette initiative, le CEDAF réaffirme son engagement en faveur de l’inclusion sociale et du respect du droit de chaque personne, sans discrimination, à accéder à des informations et à des services de qualité en matière de santé sexuelle et reproductive.
Par Laurent Kangisa.