Unikis: Béatrice Duma conduite en sa dernière demeure dans la douleur et l’émotion.

Laurent Kangisa

L’émotion était palpable ce lundi 14 juillet 2025 au cimetière Paradiso de Kisangani, où repose désormais pour l’éternité Béatrice Duma, affectueusement appelée Ma Béa ou Ya Béa. Décédée le 3 juillet dernier à Kinshasa, son corps a été rapatrié le 12 juillet dans sa ville natale, Kisangani, pour un dernier adieu empreint de solennité et de recueillement.

Avant son inhumation, une cérémonie d’hommage a été organisée sur l’esplanade de la bibliothèque centrale de l’Université de Kisangani, institution au sein de laquelle elle a consacré douze années de sa vie professionnelle. Collègues, proches, amis et connaissances se sont réunis dans une atmosphère lourde de tristesse, mais également de gratitude pour saluer la mémoire d’une femme exceptionnelle.

Au nom de tout le personnel administratif, technique et ouvrier de l’Université de Kisangani, le président Dieudonné Tembele a livré un discours empreint d’émotion, rendant hommage aux qualités humaines de la défunte. « Ma Béa était une femme de cœur, toujours à l’écoute, profondément respectueuse et aimée de tous », a-t-il déclaré.

Charlie Andiru, directrice honoraire des ressources humaines de l’Université, a également pris la parole pour saluer les compétences professionnelles de la disparue.
« C’était une travailleuse rigoureuse, dévouée, d’une humilité rare. Elle savait demander pardon quand il le fallait et ne cessait de donner sans rien attendre en retour. »

Engagée à l’Université de Kisangani en janvier 2013, Béatrice Duma a d’abord exercé au service de la coopération universitaire, avant de rejoindre la direction des relations publiques, puis d’occuper le poste d’agente de liaison de l’Université à Kinshasa. Un parcours marqué par le professionnalisme, l’éthique et un profond sens du devoir.

Mère de famille attentionnée et épouse aimante, elle laisse derrière elle un vide immense, aussi bien dans sa famille que dans sa communauté professionnelle, a reconnu le représentant de son époux, le professeur Arthur Yenga.

Le chef de la famille Duma, très ému, a salué la mémoire d’une « leader naturelle » qui « a su porter très haut le nom de notre famille ». Refusant toute spéculation sur les circonstances de sa mort, la famille a choisi de se recueillir dans la foi et l’acceptation.
« La mort de notre fille est le destin de Dieu », a-t-il insisté. A l’occasion, il remercié de tout cœur la fondation Grâce Neema qui a financé le rapatriement du corps à Kisangani, le comité de gestion de l’université de Kisangani pour son appui matériel, moral et organisationnel sans oublier d’autres organisations auxquelles appartenaient leur fille.

Béatrice Duma s’est éteinte à l’âge de 44 ans. Une vie courte, mais pleine de sens et d’impact.

La rédaction de Singalwamve.info présente ses condoléances les plus sincères à la famille Duma, à ses collègues de l’Université de Kisangani et à tous ceux qui ont croisé le chemin de cette femme d’exception.

Que son âme repose en paix.

Laurent Kangisa.