Le gouvernement congolais a réaffirmé sa détermination à maîtriser la 17ᵉ épidémie d’Ebola qui sévit en Ituri. Lors d’une série de briefings à Bunia, le ministre de la Santé, Roger Samuel Kamba, a assuré que tous les malades continueront à être pris en charge, tout en annonçant un renforcement de la riposte.
Parmi les avancées enregistrées figure la confirmation du premier cas de guérison de cette épidémie. Selon le ministre, plusieurs autres patients seraient également en voie de guérison. Il a rappelé que la souche Bundibugyo offre des chances de survie importantes lorsque les malades sont rapidement pris en charge.
Face à la progression de la maladie, le gouvernement annonce l’arrivée de nouveaux équipements médicaux, médicaments et matériels de protection destinés aux structures sanitaires de Bunia et des zones touchées. L’objectif est notamment d’améliorer la prise en charge et de réduire le délai d’obtention des résultats des tests.
Roger Kamba a également annoncé une nouvelle organisation de la riposte à travers une coordination centralisée au sein du Centre des opérations d’urgence de santé publique. « On n’ira plus dans une riposte dispersée. Il y a un Centre des opérations d’urgence de santé publique. Cette coordination rendra compte de chaque dollar dépensé dans la riposte », a-t-il déclaré. Cette réforme vise à renforcer la transparence et à assurer une meilleure gestion des ressources mobilisées par l’État et ses partenaires.
Les autorités s’inquiètent toutefois de la propagation des rumeurs et de la désinformation, accusées d’alimenter la méfiance, l’automédication et le refus des soins. Elles appellent la population à respecter les mesures de prévention et à collaborer avec les équipes médicales.
Alors que les écoles resteront ouvertes avec des dispositifs de prévention renforcés, le gouvernement estime que la réussite de la lutte contre Ebola dépendra autant des moyens déployés que de l’adhésion des communautés. Si la guérison du premier patient constitue une lueur d’espoir, les autorités rappellent que la vigilance demeure indispensable pour stopper la propagation du virus.
La rédaction.