Le cimetière moderne Paradiso entre lune et soleil a officiellement lancé, ce samedi 30 mai 2026, les activités commémorant ses dix années d’existence par une conférence de presse animée par l’ingénieur Barthélémy Musafiri Swedi, coordonnateur adjoint de l’établissement.
Cette occasion a permis de dresser un bilan de la première décennie du cimetière. D’une capacité totale de 18 400 tombes, près de 2 500 inhumations ont été effectuées dans des conditions respectant la dignité et la mémoire des défunts. Le cimetière a également accueilli des dépouilles exhumées d’autres sites de Kisangani, plus de 15 dépouilles provenant du cimetière de la 10e avenue Tshopo, une vingtaine des cimetières de Kamba Kamba de la commune de Kabondo et de Losoko à Lubunga, ainsi que des corps venant de Kinshasa et de plusieurs pays africains et étrangers.
Plusieurs services ont été proposés à la population au fil des ans, notamment l’exhumation, la fabrication et la pose de pierres tombales en porcelaine, marbre et semi-marbre, ainsi que l’organisation de cérémonies d’oraison funèbre. L’ingénieur Musafiri souligne également les efforts du cimetière dans la lutte contre les pratiques de profanation des tombes, un défi majeur auquel faisaient face plusieurs sites funéraires de la ville.
Des infrastructures modernisées et étendues
En dix ans, le cimetière Paradiso a connu une expansion significative. Initialement composé de 10 quartiers, il compte aujourd’hui 15 nouveaux blocs, quatre zones supplémentaires et sept mausolées de tombes carrelées. Les installations ont été modernisées avec des sanitaires adaptés aux visiteurs et au personnel, deux grands boulevards baptisés Saint Benoît des Anges et Saint Barthélémy, ainsi qu’un quartier spécifique pour les fidèles de la foi baha’ie, baptisé NUR.
Dans le souci de renforcer ses services, le cimetière vient également de se doter d’un second corbillard, de dispositifs mécaniques pour faciliter l’inhumation, de chaises vitrées, et prévoit prochainement la création de sa propre morgue, d’un funérarium inspiré de l’espace Bilingue, d’un columbarium et d’un mémorial pour les disparus, d’un deuxième cimetière moderne pour la ville de Kisangani et 7 cimetières à raison d’un par territoire.
Un appel à la population
L’ingénieur Musafiri Swedi a invité la population ayant enterré des proches au Paradiso à participer au culte d’action de grâce prévu le 18 juin 2026. Il se dit fier du bilan de la décennie et qualifie les réalisations de « positives », tout en affirmant la volonté du cimetière de continuer à offrir des services funéraires modernes et respectueux.
Par Laurent Kangisa.