Kisangani : l’Église catholique mobilise la population pour assainir le marché central.

Laurent Kangisa

Plus d’une centaine de personnes, majoritairement des fidèles catholiques, se sont mobilisées ce samedi 30 mai 2026 aux alentours du marché central de Kisangani à l’appel de l’évêque auxiliaire de l’archidiocèse, Mgr Leonard Ndjadi Ndjate, pour participer à une opération d’assainissement du milieu de négoce.

Munis de bêches, houes, balais et autres outils, les participants ont consacré plus de trois heures à curer les caniveaux, balayer les routes et ramasser les sachets et déchets dispersés, contribuant ainsi à rendre l’environnement plus sain et agréable.

Cette initiative, organisée par le bureau diocésain pour la pastorale écologique et la protection de l’environnement, en est à sa troisième édition. Elle s’inspire de l’encyclique Laudato Si du Pape François, qui appelle à la sauvegarde de la « maison commune ».

« L’assainissement de Kisangani est l’affaire de tous, sans exception et sans distinction. C’est une responsabilité citoyenne qui commence par son environnement immédiat, sa maison et la devanture de celle-ci », a affirmé Mgr Ndjadi Ndjate.

Le prélat a reconnu que ce geste reste « une goutte dans l’océan », mais il a insisté sur l’importance d’une appropriation collective de la propreté : « Nous devons aménager là où nous vivons, afin que progressivement notre ville devienne une oasis saine, belle, écologique, propre et attrayante, une lumière dans la province. » Il a exprimé le souhait que cette action se pérennise dans chaque ménage, avenue, école, paroisse et institution.

Le maire de Kisangani, Dely Lukunde, accompagné de la vice-maire Eugénie Wandandi, a salué l’engagement de l’Église et encouragé les autres structures à emboîter le pas dans cette démarche citoyenne.

Parmi les participants, les jeunes militants du mouvement Lutte pour le Changement (LUCHA) étaient également présents. Jedidia Mabela, membre du mouvement, a salué cette initiative et appelé à la mise en place d’une véritable politique de gestion des déchets : « Il faut disposer d’un lieu de décharge publique, d’engins appropriés pour évacuer et traiter les immondices, ainsi que des poubelles publiques sur l’ensemble de la ville. »

Par Laurent Kangisa