
Dans une atmosphère mêlant joie, reconnaissance, engagement et recueillement, les autorités locales, les agents du cimetière moderne Paradiso ainsi que de nombreuses familles ayant confié leurs proches à ce lieu de repos éternel ont célébré le dixième anniversaire de son existence.
La commémoration de cette première décennie a été marquée par une messe d’action de grâce célébrée au sein même du cimetière. L’office religieux a été présidé par l’abbé Maximilien Lobanga, curé de la Cathédrale Notre-Dame du Très Saint Rosaire, assisté de plusieurs autres prêtres.
Dans son homélie, l’abbé Maximilien Lobanga a rappelé la signification chrétienne du cimetière, qu’il a décrit comme « le jardin d’attente de la rencontre définitive avec Dieu ». Il a également rendu un vibrant hommage à l’initiateur du projet, l’ingénieur Barthélémy Musafiri, saluant la qualité de la conservation des sépultures et le respect accordé aux défunts dans ce cimetière moderne.
Opérationnel depuis le 18 juin 2016, le cimetière Paradiso entre soleil et lune dresse aujourd’hui 18 juin 2026 un bilan jugé largement positif par son comité de gestion. Selon son promoteur, l’ingénieur Barthélémy Musafiri, les dix années écoulées ont permis d’importantes avancées dans le secteur funéraire à Kisangani et dans l’ensemble de la province de la Tshopo.
Au total, 2 522 personnes y ont été inhumées, dont 1 299 hommes et 1 223 femmes adultes. Au-delà des chiffres, le projet a contribué à transformer les pratiques d’inhumation dans la ville de Kisangani grâce à l’introduction de services modernes et professionnels. Parmi les innovations mises en place figurent des services d’inhumation et d’exhumation de qualité, l’aménagement de poses de pierre tombale, l’organisation d’oraisons funèbres ainsi que la création de tombes circulo-hexago-trapézoïdales, une première en République démocratique du Congo.
Le cimetière moderne Paradiso Entre Lune et Soleil a également renforcé récemment ses capacités opérationnelles avec l’acquisition d’une machine automatique destinée à la descente des cercueils dans les tombes, d’un nouveau corbillard ainsi que d’équipements destinés à l’organisation des cérémonies funéraires dans le funérarium.

La présentation de ces réalisations a suscité l’admiration des autorités présentes. Bourgmestre de la commune de Kisangani, où est implanté le cimetière, Jupon Popolipo a salué le sérieux du travail accompli ainsi que le civisme fiscal dont fait preuve cette institution.
« Le cimetière Paradiso est toujours en règle concernant le paiement des droits et taxes communaux », a-t-il souligné, avant d’inviter la population à soutenir davantage ce projet qu’il considère comme une fierté pour la ville de Kisangani dans le domaine funéraire.
Présent à la cérémonie, l’ancien vice-gouverneur de la Tshopo, Maurice Abibu Sakapela, a rappelé avoir signé les documents ayant permis le fonctionnement du cimetière durant la période où il assurait l’intérim à la tête de l’exécutif provincial. Tout en félicitant le comité de gestion pour les résultats obtenus, il a exhorté les pouvoirs publics à s’inspirer de cette expérience afin de développer des cimetières publics modernes accessibles à toutes les catégories sociales.

De son côté, le secrétaire national adjoint de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), Ernest Mukuli, à la tête d’une délégation de journalistes venue couvrir l’événement, a effectué une visite des tombes de plusieurs professionnels des médias inhumés à Paradiso. Il a remercié les gestionnaires du cimetière pour avoir aménagé un espace spécialement dédié à la presse.
Pour lui, cette initiative mérite d’être reproduite dans d’autres cimetières modernes du pays afin d’honorer la mémoire des journalistes disparus et de préserver leur héritage professionnel.
Dix ans après son ouverture, le cimetière moderne Paradiso s’impose ainsi comme une référence dans la modernisation du secteur funéraire dans la province de la Tshopo, alliant respect des défunts, innovation et professionnalisme au service des familles endeuillées.
Ce 10e anniversaire coïncide avec la célébration de l’anniversaire de naissance du coordonnateur adjoint du cimetière Paradiso, l’ingénieur Barthélémy Musafiri.
Laurent Kangisa.