Kisangani : un bourbier persistant paralyse la circulation sur la route menant au cabinet du gouverneur.

Laurent Kangisa

Le bourbier qui s’est formé à la hauteur de l’Institut supérieur pédagogique (ISP) et des Cliniques Célestes, dans la commune de Makiso, continue de compliquer la circulation des véhicules sur l’un des axes les plus stratégiques de la ville de Kisangani.

Ce jeudi 25 juin 2026, aux environs de 9 heures, un minibus de marque Noah s’est retrouvé embourbé à cet endroit, illustrant une fois de plus les difficultés auxquelles sont confrontés quotidiennement les usagers de cette route.

Depuis plusieurs mois, voire plusieurs années selon certains riverains, cette portion non asphaltée d’environ 50 mètres constitue un véritable casse-tête pour les conducteurs. Située au milieu d’un tronçon pourtant asphalté, elle est devenue une source permanente de ralentissements et d’incidents, particulièrement pendant les périodes de pluie.

Face à cette situation, de nombreux usagers expriment leur incompréhension. Ils s’interrogent notamment sur l’absence d’intervention des autorités provinciales pour réhabiliter cette partie de route qui, selon eux, ternit l’image de l’une des principales voies d’accès au cabinet du gouverneur de province.

« Il est difficile de comprendre pourquoi cette route n’est toujours pas réparée alors qu’elle mène directement au cabinet du gouverneur. C’est une véritable tache noire au milieu d’un tronçon asphalté », déplore un conducteur rencontré sur place.

Certains habitants vont jusqu’à affirmer que le gouverneur n’emprunte plus régulièrement cette route pour se rendre à son bureau, faute de quoi une solution aurait déjà été trouvée à ce problème récurrent.

La dégradation de cette infrastructure n’est pourtant pas passée inaperçue. Au début du mois de mai dernier, le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) avait organisé une activité de curage de ce bourbier afin d’attirer l’attention des autorités sur l’urgence de réhabiliter cette portion de route. Les militants avaient alors souligné l’importance stratégique de cet axe routier ainsi que son emplacement symbolique à proximité immédiate des institutions publiques.

En attendant une éventuelle intervention des autorités compétentes, les usagers continuent de subir les conséquences de l’état défectueux de cette route, avec le risque permanent de voir des véhicules s’y enliser et la circulation être davantage perturbée.

Laurent Kangisa.