Tshopo : la société civile appelle à l’unité des députés nationaux et à des actions concrètes pour la population.

Laurent Kangisa

La Nouvelle Dynamique de la Société Civile de la Tshopo (NDSCI) est sortie de son silence face aux tensions et aux rivalités qui semblent gagner la classe politique de la province. Dans un communiqué du 19 juin 2026 signé par son président, Me Christian Kambi, l’organisation citoyenne met en garde contre toute tentative de division entre les députés nationaux élus de la Tshopo et appelle à recentrer les débats sur les véritables préoccupations de la population.

Dans sa déclaration, la NDSCI dit observer avec « une vive inquiétude » la multiplication des discours, manœuvres politiques et campagnes de discrédit visant à opposer les élus nationaux de la province, alors que les habitants attendent des solutions concrètes à leurs difficultés quotidiennes.

« Ceux qui alimentent les querelles politiques ou cherchent à opposer les représentants de la province travaillent contre les intérêts de la population », affirme la société civile, qui condamne fermement toute initiative susceptible d’affaiblir la représentation politique de la Tshopo.

Pour l’organisation, les priorités actuelles sont ailleurs. Elle estime que le véritable combat concerne notamment l’état dégradé des routes de desserte agricole, les difficultés d’accès à l’électricité, la hausse du coût de la vie, le chômage des jeunes, la détérioration des infrastructures sociales ainsi que le manque de suivi des projets publics.

La NDSCI rappelle également que la mission d’un député national consiste à porter la voix de ses électeurs, exercer le contrôle de l’action publique et défendre les intérêts de sa circonscription. À ce titre, souligne-t-elle, les critiques, les interpellations ou les demandes d’explications formulées par les élus relèvent du fonctionnement normal des institutions démocratiques.

L’organisation adresse par ailleurs un message à l’exécutif provincial, l’invitant à faire preuve davantage d’écoute, d’humilité et d’efficacité dans la gestion des préoccupations citoyennes. Selon elle, les observations formulées par les députés ou les forces sociales ne devraient pas être perçues comme des attaques personnelles, mais comme des alertes traduisant les difficultés réelles vécues par la population.

« Nous demandons au gouvernement provincial de concentrer son énergie sur les résultats plutôt que sur les polémiques », insiste le communiqué.

S’adressant directement aux députés nationaux de la Tshopo, la société civile les exhorte à préserver leur unité malgré leurs divergences. Elle estime que les différences de position ne doivent jamais constituer un obstacle à la défense des intérêts supérieurs de la province.

« La Tshopo a besoin d’une coalition d’actions, pas d’une coalition de rivalités », souligne la NDSCI.

Enfin, l’organisation réaffirme sa volonté de rester vigilante et de soutenir toute initiative orientée vers le développement, la redevabilité et la protection des intérêts collectifs des populations de la Tshopo.

Laurent Kangisa.