Un vent de renouveau souffle sur les institutions d’enseignement supérieur et universitaire de Kisangani. Sur les sept établissements que compte la ville, six ont connu une réorganisation de leur comité de gestion, à l’issue des arrêtés ministériels signés le 15 juillet par la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), et rendus publics ce mercredi 16 juillet.
Ces changements radicaux font suite à une mission d’inspection menée en mars 2025 dans les différents établissements concernés. Le rapport, jugé accablant, a mis en lumière de graves dysfonctionnements dans la gouvernance interne, notamment des manquements aux critères de composition des comités de gestion, des tensions récurrentes entre leurs membres et un défaut de collaboration compromettant la bonne marche des institutions.
Des remplacements ciblés, deux dirigeants maintenus
Seuls deux responsables conservent leur fauteuil : le professeur Jean Claude Esuka à l’Institut supérieur de commerce (ISC) Kisangani, et le professeur Jacques Riverain Lofemba à l’Institut supérieur pédagogique (ISP) Kisangani.
En revanche, plusieurs autres figures de la scène académique ont été remplacées. Le professeur Matthieu Kirongozi Bometa succède au professeur Jean Faustin Bongilo à la tête de l’Université de Kisangani. À l’Institut supérieur des techniques médicales (ISTM) Kisangani, le professeur Salomon Batina prend la relève du professeur Désiré Isetcha. Du côté de l’Institut facultaire agronomique (IFA) de Yangambi, le professeur Albert Okungo Lotokola remplace Beaudouin Michel. Enfin, à l’Institut supérieur d’études agronomiques (ISEA) de Bengamisa, c’est le professeur Freddy Okangola qui prend désormais les rênes.
Une ouverture vers plus d’inclusivité
Au-delà de ces nominations, un autre signal fort de la ministre de l’ESU est à souligner : l’intégration accrue de femmes et de membres du personnel administratif, technique et ouvrier (PATO) dans les comités de gestion.
Laurent Kangisa.