Kisangani : les militants de la LUCHA assainissent un bourbier à l’entrée du cabinet du gouverneur.

Laurent Kangisa

Des militants du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) ont procédé, ce samedi matin 09 mai 2026, à l’assainissement d’un bourbier devenu impraticable à l’entrée de la route menant au cabinet du gouverneur de la province de la Tshopo, à Kisangani.

 

L’intervention s’est déroulée devant la Clinique Céleste, en face de l’Institut Supérieur Pédagogique de Kisangani (ISP-Kisangani), où une importante stagnation d’eau persistait depuis plusieurs mois, compliquant la circulation des usagers et ternissant l’image de cette voie stratégique menant directement au siège de l’autorité provinciale.

Munis de bêches et de seaux, les militants de la LUCHA ont commencé les travaux d’évacuation des eaux stagnantes dès 7 heures du matin. L’objectif, selon eux, était non seulement de rendre la route praticable, mais aussi d’attirer l’attention des autorités provinciales sur l’état de dégradation avancée de cet axe.

 

« Il n’est pas normal qu’un bourbier situé à près de 50 mètres du cabinet du gouverneur reste dans cet état pendant plusieurs mois, alors qu’il s’agit de la principale route menant au bureau de l’autorité provinciale », a déclaré Zacharie Kingombe, militant actif du mouvement citoyen.

 

Pour ce dernier, cette action citoyenne se veut avant tout une interpellation adressée au gouvernement provincial afin qu’une solution durable soit trouvée à ce problème d’infrastructure routière.

 

« Nous voulons que cette route soit réhabilitée pour permettre au gouverneur de circuler librement sans être obligé d’emprunter des voies détournées pour atteindre son cabinet », a-t-il ajouté.

 

Par cette initiative, les militants de la LUCHA entendent rappeler aux autorités leurs responsabilités dans l’entretien des infrastructures urbaines, particulièrement celles situées au cœur des institutions publiques de la province.

 

Cette action intervient dans un contexte où plusieurs routes de la ville de Kisangani continuent de se détériorer, surtout en cette période pluvieuse.

 

Laurent Kangisa