ISTM-Kisangani : reprise des travaux de la commission sur les absences prolongées et les engagements, le professeur émérite Joseph Tshimpanga toujours à la tête de la commission.

Laurent Kangisa

À Institut supérieur des techniques médicales de Kisangani, les travaux de la commission chargée d’examiner les cas d’absences prolongées ainsi que la revisitation de certaines décisions d’engagement du personnel scientifique, administratif, technique et ouvrier ont officiellement repris ce mercredi 13 mai 2026, après près d’une semaine de suspension.

Cette reprise intervient dans un climat marqué par des tensions et des pressions visant certains membres de la commission. Malgré les menaces et injures dont il affirme avoir été victime de la part de personnes concernées par ce contrôle administratif, le président de la commission, Joseph Tshimpanga, assure poursuivre sa mission avec sérénité.

« Je ne me reproche rien et, comme les autorités académiques de cette institution ainsi que le recteur de l’Université de Kisangani m’ont assuré de leur protection, je dois poursuivre cette opération jusqu’au bout », a déclaré le professeur Joseph Tshimpanga.

Pour renforcer cette structure de contrôle, le directeur général de l’ISTM-Kisangani, le professeur Dr Salomon Batina a procédé à la nomination de deux nouveaux membres. Il s’agit du professeur Mosema Ambasu et du professeur Yenga Bombeku.

L’arrivée de ces deux universitaires est perçue comme un soutien important par le président de la commission. Selon lui, leur expertise contribuera à accélérer le traitement des dossiers et à alléger le volume du travail, alors que plusieurs pièces administratives restent à examiner.

La commission bénéficie désormais d’un délai supplémentaire de quinze jours pour finaliser ses investigations. Cette opération vise notamment à assainir la gestion du personnel au sein de l’établissement, dans un contexte national où les autorités de l’enseignement supérieur multiplient les appels à la rigueur administrative et à l’excellence académique.

Lors de son récent passage à Kisangani, la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Recherche scientifique et Innovation technologique avait d’ailleurs insisté sur la nécessité de promouvoir une gouvernance universitaire fondée sur la transparence et le mérite. Elle avait salué la décision du recteur de Université de Kisangani, le professeur Mathieu Kirongozi Bometa, d’annuler une décision liée à l’engagement des assistants prise par son prédécesseur.

À cette occasion, la ministre avait exhorté les responsables des établissements supérieurs de la province de la Tshopo à suivre cet exemple afin de renforcer la crédibilité et la qualité de l’enseignement supérieur.

Laurent Kangisa.