ESU-Haut Uélé: Les différents corps des institutions de l’Ituri, Haut et Bas Uélé formés sur la bibliothèque numérique nationale.

Laurent Kangisa

Le Haut-Uele, province située dans le nord-est de la République Démocratique du Congo, a récemment accueilli un atelier d’une importance capitale pour le secteur de l’enseignement supérieur et universitaire. L’événement a réuni plusieurs participants, dont des chefs d’établissements de l’enseignement supérieur et universitaire, des secrétaires généraux académiques et de la recherche, des informaticiens, des bibliothécaires, ainsi que des représentants des étudiants. Parmi les délégués présents, on notait la participation des provinces sœurs de l’Ituri, du Bas-Uele et du Haut-Uele.

Cet atelier, centré sur le renforcement des capacités des acteurs du secteur académique, a été salué par le professeur Frère Christophe-Marie MOGHA, président de la conférence des établissements ESU du Haut-Uele. Dans son discours, il a exprimé sa reconnaissance envers les autorités politico-administratives, tant nationales que provinciales, pour leur implication dans la tenue de cet événement majeur. Le professeur MOGHA a particulièrement adressé ses remerciements à Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire pour son soutien sans faille.

*Renforcer la Production Scientifique à l’Ère du Système LMD*

Le message central de l’atelier était l’importance de mettre en pratique les connaissances acquises pour renforcer la production scientifique et améliorer la qualité de l’enseignement supérieur dans la région. Selon le président de la conférence des établissements, les participants doivent maintenant être en mesure de transmettre ces connaissances dans leurs institutions respectives, afin d’assurer une transition réussie vers le système LMD (Licence-Master-Doctorat), en pleine mise en œuvre dans le pays.

*Les Défis de la Connectivité et du Payement des Quotités*

Cependant, l’atelier n’a pas uniquement été l’occasion de se réjouir des avancées. Le professeur MOGHA a également exprimé ses inquiétudes concernant la réticence des étudiants à s’acquitter de la quotité liée à la connectivité pour l’année académique 2023-2024. Ce paiement, essentiel pour permettre un accès fiable à Internet et aux ressources numériques, a rencontré une forte opposition dans plusieurs établissements, notamment à cause de l’absence de formation et de la non-disponibilité des cartes SIM Academia et des cartes d’étudiant. En conséquence, les établissements se sont trouvés dans l’impossibilité de faire pression sur les étudiants, de peur de troubler l’ordre public.

Dans ce contexte, le professeur MOGHA a lancé un appel auprès des délégués du ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire. Il a suggéré qu’une période de grace d’un mois soit accordée aux institutions pour exiger des étudiants qu’ils remplissent leurs obligations financières, afin d’assurer la continuité des services académiques.

*Un Appel à la Réorganisation et à l’Amélioration de la Connectivité*

À la fin de l’atelier, plusieurs participants ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité de la formation reçue. Toutefois, ils ont également souligné des défis majeurs auxquels ils seront confrontés, notamment en ce qui concerne la connectivité Internet dans la ville d’Isiro, où l’accès aux ressources pédagogiques en ligne, notamment la bibliothèque numérique nationale, risque de poser problème en raison de l’insuffisance de la couverture Internet.

Ces participants ont demandé au ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire de réorganiser cette formation l’année prochaine, afin de permettre aux enseignants et étudiants de mieux assimiler les concepts abordés. Ils ont également sollicité une attention particulière sur la question de la connectivité, considérée comme un élément crucial pour le bon déroulement de l’enseignement supérieur, particulièrement dans les milieux éloignés.

La rédaction.