À l’occasion du 65e anniversaire de l’accession de la République Démocratique du Congo à la souveraineté nationale et internationale, le cabinet du recteur de l’Université de Kisangani (UNIKIS) a organisé, ce lundi 30 juin 2025, une réception à la résidence officielle du recteur. Un moment convivial et symbolique qui a réuni les directeurs chefs de services, les représentants des différents corps universitaires, les membres de leurs comités, ainsi que plusieurs collaborateurs proches du recteur.
Dans son allocution empreinte de solennité, le recteur de l’Université de Kisangani, le professeur Jean Faustin Bongilo, a saisi l’occasion pour lancer un appel fort à la communauté universitaire.
« Du haut de ses 62 ans d’existence, l’Université de Kisangani doit repartir d’un pas nouveau, main dans la main, comme une famille unie pour avancer vers un objectif commun », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité du dialogue et de l’ouverture pour surmonter les défis actuels.
Un plaidoyer pour l’unité et la responsabilité collective
Le professeur Bongilo a exhorté les différentes composantes de l’université à privilégier la concertation et l’écoute mutuelle, estimant que c’est par une discussion franche et constructive que des solutions réalistes pourront émerger.
« C’est de cette manière que l’UNIKIS progressera », a-t-il martelé.
Visiblement affecté par certaines critiques relayées sur les réseaux sociaux, le recteur a également dénoncé les accusations sans fondement visant sa personne et la gestion de l’institution. Il a tenu à rappeler les efforts déployés par son comité depuis sa prise de fonction en 2022.
« La prime de transport, qui n’était versée que sur six mois, est désormais octroyée douze mois durant. Et pour cette année, nous travaillons à maintenir ce rythme tout en y ajoutant une amélioration de 35 % par rapport à l’an passé », a-t-il affirmé.
Vols à répétition : un fléau reconnu, une responsabilité partagée
Sans détour, le recteur a également abordé la question sensible des vols récurrents au sein de la cité universitaire. « Qui est celui qui vole ? Je ne le connais pas », a-t-il lancé, tout en appelant le personnel administratif, technique et ouvrier (PATO), ainsi que les étudiants, à s’impliquer davantage dans la sécurisation de l’espace universitaire.
Une célébration dans la simplicité, mais marquée par une absence notable
La réception, bien que saluée pour son atmosphère familiale et chaleureuse, a été marquée par l’absence remarquée des autres membres du comité de gestion de l’université. Une situation qui n’a cependant pas entaché l’esprit de fête qui régnait parmi les invités. Un repas a été servi, suivi d’un pas de danse, symbole d’un moment de cohésion et de partage.
Par Laurent Kangisa