Les recteurs de l’Université de Kisangani (UNIKIS) et de l’Université officielle de Mbuji-Mayi (UOM) ont passé en revue, ce dimanche 21 décembre 2025 à Kinshasa, l’état d’avancement du partenariat académique qui lie leurs deux institutions depuis 2022. Les échanges ont eu lieu à l’hôtel Sultani, en marge de la présence des deux responsables académiques dans la capitale congolaise.
Le recteur de l’UNIKIS, le professeur Mathieu Kirongozi Bometa, et son homologue de l’UOM, l’abbé professeur Apollinaire Cibaka, ont dressé un bilan jugé globalement satisfaisant d’une coopération qui porte déjà des fruits concrets, notamment dans la formation doctorale et le renforcement du corps professoral de l’université de Mbuji-Mayi.
Dans le cadre de cet accord, l’Université de Kisangani a déjà produit quatre docteurs à thèse en sciences économiques et de gestion au profit de l’Université officielle de Mbuji-Mayi. Par ailleurs, plus de 200 assistants et chefs de travaux de cette dernière poursuivent actuellement leur troisième cycle à Kisangani. À cela s’ajoute l’intervention directe d’une dizaine de professeurs de l’UNIKIS qui assurent des enseignements réguliers à Mbuji-Mayi, contribuant ainsi à la montée en compétences locales.
Prenant la parole, l’abbé recteur Apollinaire Cibaka a tenu à exprimer sa reconnaissance à l’Université de Kisangani pour son accompagnement soutenu. « Cet appui est essentiel pour permettre à notre institution de se doter progressivement de ses propres professeurs », a-t-il souligné. Il a également salué l’engagement personnel du recteur Mathieu Kirongozi, notamment pour son déplacement à Mbuji-Mayi afin de siéger comme membre d’un jury de thèse, alors même que l’abbé recteur se trouvait à l’extérieur du pays.
Au cours de l’entretien, le recteur de l’UOM est revenu sur les motivations ayant conduit son université à privilégier Kisangani, plutôt que les deux autres grandes institutions nationales que sont l’Université de Kinshasa et l’Université de Lubumbashi. Parmi les raisons avancées figure la culture institutionnelle de l’UNIKIS, marquée, selon lui, par une rigueur particulière dans la gestion du temps académique. « Le calendrier et les programmes y sont organisés de manière à favoriser une progression normale et efficace des candidats aux études avancées », a-t-il expliqué.
L’abbé professeur Cibaka a également mis en avant le caractère cosmopolite de la ville de Kisangani, qu’il considère comme un environnement accueillant, propice à l’intégration et à l’épanouissement des étudiants et chercheurs venus de divers horizons, sans crainte de rejet ou de marginalisation.
Fort de ce constat, le recteur de l’Université officielle de Mbuji-Mayi a lancé un appel pressant aux assistants et chefs de travaux de son institution actuellement en formation à l’UNIKIS. Il les a exhortés à prendre pleinement la mesure de cette opportunité, rappelant qu’ils évoluent dans une université de référence. « Ils doivent faire honneur à l’UOM en revenant avec des diplômes de docteur pour servir l’université et, au-delà, la communauté », a-t-il insisté.
Pour rappel, l’Université officielle de Mbuji-Mayi accueille aujourd’hui plus de 10 000 étudiants pour seulement 57 professeurs, une réalité qui rend stratégique la réussite de ce partenariat axé sur la formation doctorale et le renforcement durable des capacités académiques.
Laurent Kangisa