Esursi : Le recteur de l’Université de Kisangani, le professeur Mathieu Kirongozi reçoit un diplôme de mérite d’excellence pour son engagement en faveur des droits humains.

Laurent Kangisa

Dans une atmosphère solennelle et empreinte de ferveur académique, le Bureau des inspecteurs des droits de l’homme (BIDH-RDC), structure de la société civile engagée dans la protection et la promotion des droits fondamentaux, a décerné un diplôme de mérite d’excellence au recteur de l’Université de Kisangani, le professeur Mathieu Kirongozi Bometa. Cette distinction vient saluer son engagement jugé remarquable, en un laps de temps relativement court, à la tête de cette prestigieuse institution.

La cérémonie s’est tenue le samedi 18 avril 2026 dans le grand amphithéâtre de l’Université de Kisangani, en marge d’une double activité marquant la remise des diplômes aux moniteurs supérieurs et la décoration des inspecteurs des droits de l’homme du BIDH. Un événement haut en couleur qui a réuni autorités académiques, acteurs de la société civile et étudiants autour des valeurs de dignité humaine et de responsabilité sociale.

Présidant la cérémonie, le manager national du BIDH-RDC, Patrick Mopasa, a souligné que cette distinction constitue à la fois un témoignage d’admiration et un encouragement à poursuivre une mission qualifiée de noble. Selon lui, sous la conduite du professeur Kirongozi, l’Université de Kisangani a franchi un cap significatif : « Elle ne se limite plus à la transmission des connaissances, mais devient un véritable creuset de formation citoyenne, où étudiants et personnel sont sensibilisés à la culture des droits humains, au respect des libertés et à la cohésion sociale. »

À travers cette reconnaissance, le BIDH-RDC entend ainsi saluer non seulement un parcours, mais également un modèle de leadership académique centré sur l’humain, a insisté Patrick Mopasa.

Prenant la parole, le recteur honoré a livré une véritable leçon académique sur l’évolution historique des droits humains. Il a rappelé les fondements de ces droits dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, texte fondateur qui consacre les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, tout en définissant les devoirs des membres du corps social. Il a ensuite évoqué la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, qui affirme que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.

Le professeur Kirongozi a également mis en lumière les instruments juridiques internationaux qui en ont découlé, notamment la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Cependant, a-t-il déploré, malgré ce corpus normatif, la violence continue d’être imposée par des acteurs inciviques. Face à cette réalité, il a tenu à saluer la résilience des Congolais et de leurs partenaires, qui poursuivent leur combat pour la dignité humaine. Il a notamment cité le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour ses efforts visant à restaurer la dignité du peuple congolais.

Dans le même élan, il a rendu hommage aux organisations de la société civile et aux partenaires internationaux de la RDC qui œuvrent sans relâche pour dénoncer les violations des droits humains et soutenir des initiatives justes.

Clôturant son intervention, le recteur a félicité les organisateurs de cette cérémonie, qu’il considère comme une source d’inspiration pour tous ceux qui s’engagent dans la défense des droits humains. Il a lancé un appel à la responsabilité individuelle et collective, invitant chacun, selon ses moyens et ses capacités, à contribuer à la construction d’un monde meilleur et à faire barrage aux violations massives des droits fondamentaux.

Par Laurent Kangisa