
Une délégation de la Présidence de la République, conduite par le chargé des missions du Chef de l’État dans la Grande Orientale, le Dr Didier Baituapala, a effectué ce vendredi 8 mai 2026 une visite d’inspection sur le chantier de construction de la future université moderne de Kisangani.
Accompagnée du recteur de l’Université de Kisangani et du secrétaire général académique, la délégation s’est rendue sur le site du projet afin de s’imprégner de l’état d’avancement des travaux exécutés par une entreprise indienne en charge de la réalisation de cette infrastructure universitaire de grande envergure.
Au cours de cette visite, les responsables techniques de l’entreprise ont présenté aux membres de la délégation les différentes étapes déjà amorcées. Selon le porte-parole de l’entreprise, les travaux se trouvent encore à leur phase initiale, marquée notamment par l’installation de la base vie, la construction de l’entrepôt ainsi que l’excavation du terrain destiné à accueillir les homes des étudiants.
Cinq résidences universitaires sont prévues dans le cadre de ce projet, dont deux réservées aux étudiantes. Chaque bâtiment aura une capacité d’accueil de 200 pensionnaires, soit un total de 1.000 étudiants qui pourront être hébergés dans ce futur complexe universitaire.
La délégation présidentielle a également visité les espaces où seront érigés les auditoires, l’amphithéâtre, les bâtiments administratifs, les laboratoires ainsi que la cafétéria. D’après les projections communiquées par les responsables du chantier, la livraison complète des travaux est attendue pour l’année 2028.

Au-delà du chantier de construction, la mission s’est aussi intéressée à une autre préoccupation majeure de l’Université de Kisangani : la menace grandissante des érosions qui fragilisent plusieurs infrastructures du campus.
Le recteur de l’établissement, le professeur Mathieu Kirongozi Bometa, a conduit les membres de la délégation sur plusieurs sites à risque, notamment derrière le home Wagenya, du côté de l’École d’hôtellerie et de tourisme, ainsi qu’à proximité du bâtiment abritant le Centre Monaco.
Face à l’ampleur des dégâts observés et aux risques qui pèsent sur les infrastructures universitaires, la délégation de la Présidence a reconnu le caractère préoccupant de la situation. Elle a promis de transmettre un rapport détaillé à la hiérarchie afin qu’une intervention rapide puisse être envisagée.
Laurent Kangisa