Kisangani/ Esu: Muhindo Nzangi accusé d’auteur de crise observée au sein des établissements de Kisangani.

Laurent Kangisa Par Laurent Kangisa 506 Views

L’ancien recteur de l’Université de.Kisangani, le professeur Faustin Toengaho qualifie d’irregulier le dernier arrêté du ministre de l’enseignement supérieur et universitaire du 05 septembre 2023.
Arrêté qui a permuté, nommé et destitué certains membres de comités de gestions dans quelques établissements de la ville de Kisangani. Cela  afin de résoudre la crise qui sévissait à l’institut supérieur de commerce Isc Kisangani.
Le directeur général et le secrétaire général académique de cette institution sont permutés respectivement à l’Isp et à Istm Kisangani. Le secrétaire général administratif ne se retrouve nulle part.
Cette décision du ministre de l’Esu ne respecte pas la procédure, déplore le professeur Faustin Toengaho au cours du point de presse tenu ce samedi 16 septembre 2023 en sa résidence au quartier plateau médical dans la commune de la Maison ici à Kisangani.
Selon cet ancien recteur de l’Université de Kisangani, avant de prendre une telle décision, le ministre allait tout d’abord diligenter une mission d’enquête et d’audit pour vérifier les allégations contenues dans le mémorandum des membres de corps académique, scientifique et administratif de cette institution. Cela dans le but d’établir les responsabilités afin de punir les coupables. C’est ce qu’exige la gouvernance universitaire. Ne pas respecté cette procédure, c’est encouragé l’impunité, regrette le professeur Faustin Toengaho.
¶ je ne comprends pas, comment une crise circonscrite à l’Isc Kisangani peut entraîner le départ de certaines autorités académiques de quelques établissements de Kisangani. C’est le cas du directeur général de l’Institut supérieur pédagogique et du secrétaire général académique de l’Institut supérieur de techniques médicales Istm Kisangani qui n’ont rien avoir avec cette crise et qui n’ont jamais reçues de demandes d’explication ou de blâme. C’est une décision arbitraire ¶, déplore le professeur Faustin Toengaho.
Enfin, l’élu de Basoko constate qu’à travers cet arrêté, le ministre Muhindo Nzangi a renforcé la présence des professeurs de sa communauté Nande dans les comités de gestion des établissements de la ville de Kisangani.
Et de s’interroger si cela se fait également dans d’autres provinces notamment dans les deux Kivu, où les professeurs originaires de la Tshopo se retrouvent aussi dans les comités de gestion.
Laurent Kangisa.

5 Comments
  • C’est un tribunal ce Ministre.
    Il ne sait rien, il ne fait que tuer l’ESU.
    Avant le suffrage des représentants des étudiants était indirect et au moins là il y avait pas des faux résultats car le dépouillement se faisait dans l’amphithéâtre et devant tout le monde, mais là tout a changé et ce sont des faux résultats des recommandations politiques que nous avons vécu.
    MOHINDO NZANGI doit démissionner

  • C’est quand même honteux pour le Professeur Toengaho, le ministre de l’enseignement supérieur et universitaire est le Boss des chefs tout les établissements, et celui qui nomme les gestionnaires des ets de l’ESU. Étant que ministre de l’ESU, il a plusieurs canaux de renseignements sur tout ce qui se passe aux établissements, Et lorsque on parle d’une crise permanente à un établissement , l’important c’est d’éradiquer la cause de la crise jusqu’au tireur des ficelet pour que ça sert d’un Bon exemple aux autres gestionnaires. Je crois que ça n’honore pas au professeur Toengaho d’exprimer de cette façon ses ambitions aux établissements de l’ESU. Tout les professeurs nommés sont des enseignants des Ets de la Tshopo qui ont/qui serve(IS) la Tshopo pendant des années, je ne vois pas pourquoi le Professeur Toengaho ne voit que la communauté et province d’origine des professeurs nommés, c’est très ridicule, honteux à son niveau de ne trouve que cela comme argument scientifique, ces sont des arguments d’un grand tribaliste. Il devrait s’en excuse.

  • Je félicite l’honorable Tohengao pour sa réflexion. Surtout lorsque les gens non concernés par le conflit sont frappés sans aucune raison. Je demande au ministre de corriger cette erreur. A défaut, j’encourage l’hon et professeur Tohengao que je salue en passant de prendre un moyen de contrôle parlementaire pour que le ministre s’explique devant les représentants du peuple pour son acte maladroit.

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