Kisangani: Le sit in des conseillers communaux, un début de solution à leurs revendications.

Laurent Kangisa

Le sit in des conseillers communaux de la ville de Kisangani au gouvernorat de province était violemment réprimé ce mardi 22 octobre 2024 par les éléments de la police nationale Congolaise.
Cette opération était menée par le numéro un de la police ici dans la Tshopo, le commissaire principal provincial.
Ces conseillers communaux avaient envahi tôt le matin l’entrée principale du gouvernorat de province où ils avaient installé matelas, nattes et moustiquaires avec l’intention de passer la nuit à cet endroit jusqu’à ce que l’autorité provinciale paie les arrières de leurs émoluments conformement à l’esprit du Télégramme du vice premier ministre, ministre de l’intérieur du mois de septembre 2024 dernier.
C’est ce qu’on pouvait lire sur les papiers qu’ils brandissaient.
Ces conseillers communaux réclament également le parachèvement du processus électoral par l’organisation des élections des bourgmestres, bourgmestres adjoints et des conseillers urbains.
Dans leur intervention, les éléments de la police nationale Congolaise ont embarqué dans leur jeep trois conseillers communaux. Ils ont été traités avec brutalité comme des vulgaires citoyens.
Ils ont été libérés quelque temps après.
Le vice premier ministre, ministre de l’intérieur présent à Kisangani a condamné cette façon de traiter ces élus. C’était au cours d’une réunion tenue dans la soirée de ce même mardi à la 3e zone de défense militaire. Rencontre a laquelle ont pris part le gouverneur de province, le maire de la ville, les bourgmestres, l’inspecteur de la territoriale et le chef de division de la décentralisation sans oublier les conseillers communaux.
Selon le porte des conseillers communaux de la ville de Kisangani, Colette Maboko Yoka, de s instructions ont été données aux uns et aux autres notamment au gouverneur de pouvoir le contenu du Télégramme en payant ces conseillers, aux bourgmestres en fonction de travailler en collaboration avec les conseillers communaux.
Aux conseillers municipaux d’éviter de faire de sit in surtout en cette période où toute l’attention de la communauté Tshopolaise est focalisée à l’accueil du chef de l’Etat.
Pour rappel, depuis leur élection en décembre 2023, jusqu’à ce jour, les conseillers communaux ont déjà enregistré 9 mois d’arrièré des emoluments.
Laurent Kangisa.