Un vent de changement souffle sur le paysage académique de la ville de Kisangani. Pour la première fois, onze femmes viennent d’être nommées à des postes de haute responsabilité au sein des comités de gestion de huit institutions d’enseignement supérieur et universitaire (ESU).
Cette mesure inédite s’inscrit dans une dynamique de promotion de la gouvernance inclusive et d’égalité des chances prônée par la ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, la professeure Marie-Thérèse Sombo Ayane Mukuna.
Parmi ces nouvelles figures de l’autorité académique, une a été élevée au rang de secrétaire général académique, tandis que les dix autres occupent désormais les fonctions de secrétaire général administratif ou d’administrateur de budget.
Dans un message de remerciement daté du 31 juillet 2025, adressé à la ministre de tutelle, ces femmes ont salué une décision « courageuse et progressiste » qui, selon elles, envoie « un signal fort en faveur de l’égalité des chances et de la valorisation des compétences féminines dans les sphères décisionnelles ».
« Cette mesure tant attendue marque une avancée significative vers une gouvernance inclusive et équitable dans le secteur de l’ESU », ont-elles déclaré, tout en réaffirmant leur volonté de « travailler avec abnégation pour la réussite des mandats publics qui leur sont confiés ».
Les nouvelles autorités académiques promettent de promouvoir l’excellence, l’unité et la cohésion au sein de leurs institutions respectives.
Elles n’ont pas manqué de remercier la ministre pour son « leadership éclairé » et son engagement constant en faveur de la promotion de la femme dans un secteur longtemps marqué par une sous-représentation féminine à des postes décisionnels.
Par ailleurs, elles saluent également le « sens de justice » de la ministre pour avoir rétabli le personnel administratif, technique et ouvrier (PATO) dans ses droits, en restituant les postes de secrétaire général administratif et d’administrateur de budget à leur bénéficiaires légitimes. Une mesure conforme aux articles 220 et 221 de la loi n°18/038 du 30 décembre 2018 portant statut du personnel de l’enseignement supérieur, universitaire et de la recherche scientifique.
Pour rappel, les nominations de ces onze femmes sont intervenues entre avril et juillet 2025, marquant un tournant important dans l’histoire de la gouvernance universitaire à Kisangani.
Laurent Kangisa