Kisangani: Tension à l’Institut de Bâtiment et Travaux Publics de Kisangani, Les étudiants réclament la libération de leur directeur général.

Laurent Kangisa

Une vive tension a secoué l’Institut de Bâtiment et Travaux Publics (IBTP) de Kisangani ce jeudi 13 mars 2025.
Des scènes de barricades, de pneus enflammés et d’affrontements ont eu lieu alors que les étudiants de cette institution ont exprimé leur mécontentement face à l’absence inexpliquée de leur directeur général à l’intérim, le chef de travaux Delphin Luka.

Selon les informations à notre pissession, Delphin Luka a disparu le mercredi 12 mars 2025 à Kinshasa alors qu’il revenait de la clôture d’un atelier de réflexion sur l’organisation et le fonctionnement de l’école doctorale.
Depuis, aucune nouvelle de sa part n’a été communiquée, ce qui a plongé la communauté académique de l’IBTP dans une profonde inquiétude.

Les étudiants, visiblement en colère, ont barricadé le tronçon reliant leur établissement au rond-point Ackis, sur le boulevard du 30 juin, dans la commune de la Makiso.
Ils ont brûlé des pneus sur la voie publique, demandant la libération immédiate de leur directeur général.
Cette manifestation pacifique s’est rapidement transformée en affrontement avec les forces de l’ordre.
Les éléments de la police, venus rétablir l’ordre public, ont été confrontés à une résistance violente des étudiants, provoquant ainsi des scènes de chaos.

Le bilan de l’incident fait état de plusieurs blessés parmi les manifestants. Par ailleurs, des dégâts matériels ont été signalés, notamment la destruction des vitres des bâtiments récemment réhabilités de l’IBTP.

Dans une déclaration commune, le personnel scientifique ainsi que le personnel administratif, technique et ouvrier de l’IBTP ont exprimé leur solidarité avec les étudiants.
Ils exigent la libération immédiate du directeur général, tout en appelant à l’implication des autorités nationales et provinciales pour résoudre cette crise. En signe de protestation, toutes les activités académiques ont été suspendues et l’accès aux membres du comité de gestion de l’institution a été interdit jusqu’à ce que leur directeur soit libéré.

Laurent Kangisa