RDC : L’ONG PAP-RDC trace sa feuille de route 2025-2026 pour renforcer la résilience face au changement climatique et à l’exploitation minière.

Laurent Kangisa

Dans le cadre de son ambitieux projet « Favoriser la résilience en RDC », l’ONG PAP-RDC a officiellement validé sa feuille de route pour la période 2025-2026, à l’issue d’une réunion de concertation stratégique tenue du 1er au 3 septembre 2025 à Kisangani dans la province de la Tshopo.

Sous la supervision de l’ingénieur Israël Derrick Gelengi, chef de projet, cette rencontre a réuni autour de la table autorités politiques, scientifiques et acteurs de la société civile, avec pour objectif principal l’adaptation et la consolidation des mécanismes de gouvernance environnementale à tous les niveaux décisionnels.

Une réponse coordonnée aux défis climatiques et miniers

Lancée en 2024 pour une durée de quatre ans, cette initiative vise à renforcer l’adaptation des communautés congolaises aux effets croissants du changement climatique et aux impacts socio-environnementaux de l’exploitation minière. Le projet est porté par un consortium de six organisations environnementales congolaises, parmi lesquelles Océan et Tropenbos, actives dans la province de la Tshopo depuis le démarrage du programme.

À l’issue de ces trois jours de travaux, les participants ont pris des engagements clairs :

Participer activement aux actions prévues dans la feuille de route ;

Mobiliser et mettre à disposition les ressources humaines, techniques et financières nécessaires ;

Assurer la recevabilité des interventions et favoriser le partage d’expériences ;

Renforcer la synergie et la coordination entre les niveaux local, provincial et national.

Une démarche inclusive et participative

La méthode de travail adoptée durant cette réunion de concertation reflète une volonté de gouvernance inclusive, en impliquant à la fois les détenteurs de savoirs traditionnels et les porteurs de connaissances scientifiques, les décideurs politiques et les représentants de la société civile.

Prochaine étape : mise en œuvre terrain

Avec la feuille de route désormais validée, les regards se tournent vers la phase opérationnelle. Les organisations partenaires devront désormais traduire ces engagements en actions concrètes sur le terrain, dans un contexte où les pressions sur les écosystèmes forestiers et les communautés locales ne cessent de s’accentuer.

Laurent Kangisa.