Rébellion AFC-M23: Le sénateur Jean Bamanisa Saidi appelle les populations de la grande Orientale et de l’Est à la résistance, à Nanga de revenir à la raison.

Laurent Kangisa

Dans un message poignant de réconfort et de réarmement moral adressé aux populations de la Grande Orientale et de l’Est de la République Démocratique du Congo, le sénateur Jean Bamanisa Saidi, élu des elus de la Tshopo, a vigoureusement condamné et dénoncé la stratégie médiatico-psychologique utilisée par la rébellion coalisée de l’AFC-M23/RDF.
Cette tactique, selon lui, a pour objectif de semer la panique et de créer une atmosphère de psychose au sein de la population civile.

« Cette stratégie médiatique, à la fois insidieuse et dangereuse, vise à désorienter les citoyens en leur instillant la peur », a déclaré le sénateur, soulignant les effets dévastateurs d’une telle approche.
Jean Bamanisa Saidi a insisté sur le fait que cette campagne de terreur alimentée par la rébellion n’est pas seulement mentale, mais elle se traduit également sur le terrain par une insécurité grandissante, notamment l’intensification du banditisme urbain et les attaques nocturnes ciblées.

Face à ce climat de violence et d’instabilité, Jean Bamanisa Saidi a appelé la population de la Grande Orientale à résister et à ne pas céder à la panique, soulignant que céder à la peur équivaudrait à offrir un terrain fertile pour l’ennemi.
Il a exhorté les Congolais à ne pas se laisser manipuler par les stratégies de la rébellion, mais plutôt à maintenir leur unité et à défendre la paix de manière pacifique et patriotique.

Dans un appel à l’action concret, l’élu de la Tshopo a invité la population à se désolidariser de ce mouvement rebelle, à dénoncer toute forme de collaboration avec les insurgés et à résister activement à toute tentative de déstabilisation. « La rébellion ne construit pas, elle détruit », a-t-il martelé, en évoquant les conséquences dramatiques des rébellions passées sur le peuple congolais : des millions de morts, des maladies, la fermeture d’écoles, et l’effondrement des infrastructures de base.

Jean Bamanisa Saidi a également rappelé les méfaits des rébellions successives sur la vie des Congolais, en particulier les répercussions désastreuses sur les infrastructures socio-économiques. « Les rébellions successives ont plongé notre pays dans un abîme de souffrances », a-t-il ajouté, évoquant la destruction du tissu socio-économique et les défis persistants dans les secteurs de l’éducation et de la santé.

Face à la menace de l’AFC-M23/RDF, qui cherche à s’emparer de la ville de Kisangani, le sénateur a appelé les habitants de la ville à ne pas adhérer à ce mouvement.
Il a souligné que les originaires de la Grande Orientale et qui ont rejoint la rébellion doivent quitter ses rangs et réfléchir à la dévastation qu’elle a causée dans les zones qu’elle contrôle, telles que les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Jean Bamanisa Saidi a également demandé à la population de ne pas céder aux promesses macabres des dirigeants de la rébellion, qui cherchent à manipuler les populations en leur faisant miroiter des avantages illusoires.

Le sénateur a mis en lumière les projets de développement en cours dans l’espace grande orientale, qui risquent de prendre fin si la rébellion réussit à s’imposer. Parmi ces projets, il a cité l’asphaltage de la route nationale n°4 entre Kisangani et Beni, l’amélioration de la voirie urbaine de Kisangani, ainsi que la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de la Tshopo et des travaux d’infrastructures dans les villes de Bunia, Isiro et Buta.
Ces projets, qui représentent un espoir pour l’avenir, pourraient être réduits à néant par la guerre et l’instabilité, a-t-il averti.

Dans un dernier appel à la raison, Jean Bamanisa Saidi a adressé un message à Corneille Nanga, un acteur clé dans les événements qui secouent le pays.
« Je lui demande de revenir à la table des négociations, pour discuter de ses revendications dans les cadres de Nairobi et de Luanda », a insisté le sénateur, ajoutant que les populations de la Grande Orientale ne l’avaient pas mandaté pour défendre ses intérêts par la force des armes.
Il a exprimé son souhait que Nanga cesse de verser le sang de ses frères et revienne à la raison pour éviter de nouveaux massacres.

Jean Bamanisa Saidi a souligné qu’en dépit des imperfections du système en place, la paix et la stabilité étaient la clé pour le développement de la région.
Il a appelé à une solution pacifique pour résoudre les tensions et a réaffirmé son engagement à travailler pour le bien-être de la population de la Tshopo et de la Grande Orientale, en dépit des menaces qui pèsent sur elle.

Laurent Kangisa