En amont du lancement officiel de son projet Dialogue communautaire et médiation locale (DIACOME), la Dynamique des politologues du Congo (DYPOL), coordination provinciale de la Tshopo, a réuni ce mercredi dans la salle Monaco de l’Université de Kisangani un ensemble de personnalités publiques, élus provinciaux, professeurs d’universités ainsi que des représentants des communautés Mbole et Lengola.
Cette rencontre stratégique avait un objectif clair : réfléchir aux pistes de solutions durables pour résoudre les différends intercommunautaires dans la Tshopo, en prenant comme étude de cas le conflit récurrent entre Mbole et Lengola.
DIACOME : vers l’installation de cellules locales de médiation
Au cœur du projet, la mise en place prochaine de cellules locales de médiation communautaire, appelées à devenir de véritables espaces de prévention et de résolution pacifique des conflits.
Pour garantir leur efficacité, DIACOME forme actuellement les leaders communautaires, en particulier ceux issus des communautés Mbole et Lengola. Ces formations visent à leur transmettre des connaissances essentielles en médiation, gestion pacifique des conflits, cohésion sociale et dialogue inclusif.
L’ambition est double :
désamorcer durablement les tensions entre les communautés ;
renforcer la cohabitation pacifique dans la province de la Tshopo.
“La paix est l’affaire de tous” : appel à l’appropriation du projet
Le coordonnateur provincial de la Dynamique des politologues du Congo a saisi cette occasion pour lancer un appel solennel à la population de la Tshopo. Il invite chacun à privilégier la paix, à s’approprier le projet DIACOME et à participer activement aux initiatives de dialogue et de médiation.
« La paix est l’affaire de tous. Notre engagement collectif est indispensable pour résoudre pacifiquement les différends entre les communautés de la Tshopo », a-t-il insisté.
Un projet soutenu par le Canada
Financé par le Fonds canadien d’initiatives locales, ce projet sera mis en œuvre non seulement dans la province de la Tshopo, mais aussi dans la ville-province de Kinshasa.
Laurent Kangisa.