Après deux années à la tête du caucus des députés nationaux de la Tshopo, le député Justin Bendesana a annoncé, ce jeudi 23 octobre 2025, sa démission de la présidence de cette structure parlementaire. Une décision qu’il justifie par le respect du principe de présidence rotative instauré à la création du caucus.
Dans une interview accordée à singamwambe.info, l’élu de Bafwadende a tenu à préciser que sa démarche était volontaire et nullement liée à une quelconque pression interne.
« Je n’ai pas été destitué. Personne n’a compétence pour m’interdire de participer aux réunions du caucus. C’est de mon propre chef que j’ai décidé de partir, afin de donner la chance aux autres territoires de diriger à leur tour notre organisation familiale. Cela n’a aucun lien avec la crise politique que traverse actuellement la province », a-t-il déclaré.
Mais cette version des faits ne fait pas l’unanimité. Un autre député national, membre du même caucus et joint par téléphone, a affirmé sous couvert d’anonymat que la démission de Justin Bendesana n’était que la conclusion d’un processus de destitution déjà amorcé.
« Tout était prêt pour le démettre de ses fonctions. Plusieurs collègues lui reprochaient la non-convocation régulière des réunions, des prises de position au nom du caucus sans concertation préalable, et surtout son soutien affiché au gouverneur Paulin Lendongolia dans le dossier de la motion de défiance initiée par certains députés provinciaux », a confié la même source.
Selon cet élu, la goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase serait l’implication personnelle de Bendesana auprès des autorités nationales pour tenter de sauver le gouverneur visé par la motion. Une initiative jugée inappropriée par plusieurs de ses pairs, qui rappellent qu’il n’avait pas eu la même attitude lorsque le bureau de l’Assemblée provinciale faisait face à une pétition de retrait de confiance il y a quelques jours.
Entre démission volontaire et destitution déguisée, les versions divergent. Une chose demeure certaine : depuis ce jeudi, le caucus des députés nationaux de la Tshopo se retrouve sans président.
Laurent Kangisa.