
Un atelier de formation d’envergure s’est ouvert ce mercredi à Kisangani, réunissant opérateurs miniers, services publics et partenaires techniques du secteur minier de la province de la Tshopo. Organisée par le ministère provincial des Mines sous le haut patronage du gouverneur Paulin Lendongolia, cette session de vulgarisation des textes légaux et réglementaires se tient du 2 au 4 juillet 2025.
Pendant trois jours, les participants passeront en revue l’ensemble des instruments juridiques encadrant l’activité minière en République démocratique du Congo. Il s’agit notamment du Code minier et de son règlement d’application, des arrêtés ministériels, ainsi que des normes environnementales, sanitaires et fiscales en vigueur.
Selon le ministre provincial des Mines, Thomas Cesar Mesemo Wa Mesemo, cette formation vise avant tout à offrir une compréhension claire et partagée des dispositions légales qui régissent le secteur. « Chaque opérateur économique, chaque partenaire technique et financier, chaque responsable administratif doit maîtriser ces textes. C’est la seule manière d’assurer une exploitation minière conforme, durable et profitable à tous », a-t-il souligné.
Le gouverneur Paulin Lendongolia, qui a officiellement lancé les travaux, a quant à lui insisté sur les bénéfices concrets qu’apporte une telle initiative, tant pour les opérateurs que pour l’administration. « La connaissance des textes permet de sécuriser juridiquement les investissements. Elle protège les opérateurs contre les sanctions administratives ou pénales, et renforce la transparence dans les relations avec les services publics », a-t-il déclaré.
Pour les opérateurs économiques, cette vulgarisation représente un véritable outil de protection. Elle leur permet d’éviter la fermeture de leurs sites, le retrait de leurs titres miniers, ou encore les poursuites pour exploitation illicite. Ceux qui agissent en conformité pourront ainsi bénéficier pleinement des avantages prévus par la loi.
Côté administratif, cet atelier vise à actualiser les connaissances des agents sur les textes régissant le secteur, à prévenir les conflits de compétence, à réduire les tracasseries administratives et sécuritaires, et à renforcer la lutte contre la fraude minière et l’évasion fiscale. « Nos services seront mieux outillés pour maximiser les recettes provinciales et accompagner efficacement le développement du secteur », a-t-il déclaré.
La vulgarisation des textes miniers est, selon le ministre provincial des mines, une étape incontournable pour instaurer un climat de confiance et de transparence entre tous les acteurs. « C’est le préalable à toute action collective en faveur du développement minier durable dans la Tshopo », a-t-il conclu.
Laurent Kangisa.