Les députés provinciaux de la législature 2019-2023 réclament depuis plusieurs mois le paiement de leurs indemnités de sortie ainsi que des arriérés de 10 mois d’émoluments, une situation qui reste, selon eux, sans solution malgré plusieurs démarches effectuées auprès des ministères du Budget et des Finances à Kinshasa.
Jean Pierre Litema, député provincial honoraire et élu du territoire d’Opala dans la province de la Tshopo, a pris la parole pour dénoncer ce manque de réactivité des autorités compétentes.
« La situation concerne les 780 députés provinciaux, dont 28 de la Tshopo, et malgré nos multiples démarches auprès des ministères du Budget et des Finances, nous n’avons reçu aucune réponse satisfaisante », a-t-il déclaré.
Le député honoraire a rappelé que, sous le précédent gouvernement de Jean-Michel Sama Lukonde, l’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi, avait réussi à régler une partie des arriérés en payant trois mois d’émoluments avant son départ. Cependant, dans certaines provinces comme la Tshopo, les députés n’ont touché que deux mois, et une partie des paiements a été bloquée par l’actuelle législature. Une situation qui, selon Litema, prive les élus provinciaux de leurs droits légitimes.
Un Droit Légitime et une Nécessité de Survie
L’indemnité de sortie, qui représente l’équivalent de six mois d’émoluments, est un droit pour les élus provinciaux, à l’instar des précédentes législatures de 2006, 2011 et 2018, qui ont perçu cet argent sans problème.
Jean Pierre Litema a souligné que ce paiement est essentiel non seulement pour reconnaître le travail effectué par les députés provinciaux, mais aussi pour permettre aux élus honoraires de mettre en place des projets viables pour subvenir à leurs besoins.
« Le paiement de ce fonds est crucial, car il nous permettra de lancer des projets qui vont nous aider à survivre après notre passage à l’Assemblée provinciale », a précisé Litema. Cette indemnité est donc perçue comme une bouée de sauvetage pour des élus qui, après leur mandat, se retrouvent souvent dans une situation économique précaire.
Appel à l’Intervention du Chef de l’État
Face à l’inaction des autorités ministérielles, Jean Pierre Litema a appelé à l’intervention directe du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, pour trouver une solution définitive à cette revendication. « Nous sollicitons l’intervention du Chef de l’État afin qu’il trouve une solution rapide et définitive à cette situation. C’est une question de justice pour les députés provinciaux qui ont rempli leur mission », a ajouté Litema.
Laurent Kangisa