En mission officielle dans la province de la Tshopo, la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, de la Recherche scientifique et des Innovations technologiques, la professeure Marie-Thérèse Sombo Ayane Mukuna, a posé un acte politique et académique fort en apportant son soutien solennel au recteur de l’Université de Kisangani (UNIKIS), le professeur Mathieu Kirongozi Bometa.
Au cœur de cette prise de position : la décision du recteur d’annuler la décision rectorale n°013 bis prise par son prédécesseur, relative à la nomination des assistants. Une mesure qui, depuis son annonce, a suscité de vives réactions, allant jusqu’aux attaques personnelles, menaces et tentatives de diabolisation à l’encontre du recteur de l’Unikis.
Face aux chefs d’établissements de l’enseignement supérieur et universitaire de la Tshopo, réunis ce jeudi 18 décembre 2025 dans la salle du 4ᵉ niveau du bâtiment administratif, la ministre n’a laissé place à aucune ambiguïté. Elle a non seulement réaffirmé la légitimité des décisions prises par le recteur de l’UNIKIS, mais a également exhorté l’ensemble des responsables académiques de la province à lui emboîter le pas.
« Nous devons œuvrer pour l’excellence et je demande à ce que la conférence soutienne le recteur de l’Université de Kisangani. Nous ne devons pas tolérer la médiocrité parce que nous sommes de la communauté ou parce que nous sommes membres de partis politiques. Je vous demande de le soutenir et surtout de faire la même chose », a déclaré avec fermeté la professeure Marie-Thérèse Sombo.
Cette déclaration ministérielle vient ainsi couper court aux controverses et mettre un terme aux pressions exercées contre le recteur de l’UNIKIS, en consacrant officiellement son action comme conforme à la ligne directrice du gouvernement.
À travers ce soutien assumé, le professeur Mathieu Kirongozi Bometa apparaît désormais comme l’un des principaux artisans de la vision du chef de l’État, telle qu’implémentée par la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire : celle de faire des universités congolaises de véritables pôles d’excellence, fondés sur le mérite, la rigueur académique et le rejet des compromis complaisants.
Dans un contexte où l’université congolaise est appelée à se réinventer, la sortie de la ministre à Kisangani sonne comme un signal clair : l’ère de la médiocrité et des arrangements partisans n’a plus sa place dans l’enseignement supérieur.
Laurent Kangisa