Face aux remous enregistrés ces derniers jours au sein des facultés de Médecine, des Sciences pharmaceutiques et de Santé publique, au sujet du paiement des frais de laboratoire, le comité de gestion de l’université, accompagné du directeur de cabinet du recteur, a échangé ce vendredi 30 janvier 2026 avec la représentation estudiantine de ces trois facultés. La rencontre s’est tenue en présence des autorités décanales concernées.
Dans un climat empreint de sérénité, de confiance et de transparence, le recteur à l’intérim, le professeur Pionus Katuala Gatate Banda, a tenu à lever toute équivoque autour de ces frais. Il a rappelé que les frais de laboratoire sont fixés à 100 dollars américains par le ministère de tutelle, conformément aux dispositions de l’instruction académique n°027, soulignant que les frais académiques légalement établis ne peuvent faire l’objet de négociations.
Le recteur à l’interim, a précisé que ces frais sont exclusivement destinés à l’amélioration du plateau technique et didactique, afin de garantir aux étudiants une formation de qualité, en adéquation avec les standards requis dans les filières de santé.

Toutefois, les représentants des étudiants ont exprimé leurs réserves, évoquant le fait que depuis 2024, ces frais sont régulièrement acquittés sans que les étudiants ne puissent réellement manipuler les instruments de laboratoire, faute d’équipements fonctionnels.
Abondant dans le même sens, les doyens des facultés concernées ont dressé un état des lieux alarmant des infrastructures de laboratoire. Ils ont fait état de laboratoires dépourvus de matériels adéquats, confrontés à un manque criant de réactifs. Le doyen de la Faculté de Médecine s’est notamment interrogé sur l’absence persistante des laboratoires d’anatomie, d’histologie, ainsi que de la salle de simulation, pourtant essentiels à la formation médicale.
Pour sa part, le vice-doyen chargé de l’enseignement de la Faculté des Sciences pharmaceutiques a révélé que certains matériels et réactifs utilisés par les étudiants ont été acquis grâce aux efforts personnels des enseignants et dans le cadre de projets spécifiques, faute d’un financement institutionnel suffisant.
Les autorités décanales ont ainsi appelé les étudiants à un sursaut de conscience, rappelant que le montant exigé par l’instruction académique n°027 demeure modeste comparativement aux frais académiques supportés par les étudiants d’autres institutions, tant au niveau national qu’international.
Dans un ton grave et direct, le vice-doyen à l’enseignement de la Faculté des Sciences pharmaceutiques, la professeure Mavar, a exhorté les étudiants à cesser les réclamations répétées et à adopter une attitude plus engagée envers leur institution. Elle a souligné que dans des universités où les frais sont nettement plus élevés, les étudiants ne revendiquent pas, mais travaillent pour la réputation et l’amélioration de leur établissement, appelant ainsi à des initiatives concrètes, ne serait-ce que pour assurer la propreté et l’image de l’université.
À l’issue de cette rencontre, les représentants des étudiants, se disant convaincus de la volonté du comité de gestion d’améliorer la qualité de leur formation, ont appelé leurs collègues à se mettre en ordre avec l’institution, notamment en procédant au paiement de la première tranche des frais académiques.
Laurent Kangisa