Unikis: Le comité de gestion veut faire des étudiants des millionnaires à travers le projet horticole et entrepreneuriat.

Laurent Kangisa

L’ Université de Kisangani veut faire de ses étudiants les millionnaires à travers le projet horticole et entrepreneuriat.
Un projet initié par le comité de gestion sous l’encadrement du professeur Jackson Niyorugira Sebigunda, docteur en génétique végétale, amélioration des plantes et biotechnologies de l’université de Goma.
Ce projet était présenté ce mercredi 26 juin 2024 aux étudiants par ce professeur visiteur, invité par l’école de pêche et aquaculture.
Le projet horticole et entrepreneuriat va regrouper les activités de productions maraîchères ( tomates, aubergines , concombres, amarantes, pastèques…) et ces produits seront vendus à la communauté universitaire et non universitaire.
Selon le professeur Jackson Niyorugira Sebigunda, avec les étudiants de Goma, un pied de tomate, produit 8 à 10 kg de tomate. Pour un espace de 30 sur 10 mètres, ils ont réussi à produire 1500 pieds de tomates. En vendant ces produits, ils ont empoché 15000$.
Ils produisent de chou qui pèse 8 à 10 kg.
Le projet ne va pas se limiter seulement à la production mais aussi à la transformation de ces produits agricoles notamment la production de biscuits, de pain par la substitution de farine de froment par les céréales locales, la production du vin.
Ces produits seront vendus aussi bien à la communauté universitaire et non universitaire.


A Goma par exemple, l’université organise chaque vendredi une foire où les produits de son projet sont vendus à la population, a indiqué le professeur Jackson Niyorugira.
Ceci permettra à l’université de Kisangani d’être un laboratoire de production pour la société.
Les associations des agriculteurs pourront apprendre les bonnes pratiques culturales et même aider les autres provinces voisines.
Il s’agit ici de la recherche action au service de la communauté, précise le professeur Jackson Niyorugira.
Une action qui rentre dans la droite ligne ligne de la 3e mission de l’université, celle de rendre service à la société.
Une université ne peut se prétendre être grande si elle n’est pas un modèle de production, a lâché ce docteur en génétique végétale.
Dans cet entrepreneuriat, l’université met à la disposition des étudiants de semence et de l’espace.
Les étudiants sont appelés à produire eux même de l’argent, a fait savoir le secrétaire général académique de l’université de Kisangani, le professeur Jean Jeannot Juakali.
Et de poursuivre qu’un petit groupe d’étudiants a déjà démarré le projet au complexe Elungu par l’embalavement de plates bandes.


C’est un projet gagnant-gagnant entre l’université et l’etudiant, fait savoir le professeur Jackson Niyorugira.
L’université va faire des entrées financières à partir de la production de ces produits agricoles et l’étudiant à la sortie de l’université, gagne les connaissances en agriculture et le diplôme de son filière de formation.
A l’université, l’étudiant va se prendre en charge en se payant lui même les frais académique et à la sortie de l’université et en attendant de trouver du travail, l’étudiant pourra créer sa propre entreprise agricole , de pêche ou d’élevage à partir des techniques élémentaires apprises de ce projet, a précisé le secrétaire général académique de l’université de Kisangani.
Ce dernier, salut les efforts de l’administrateur de budget de l’unikis, la reverende sœur professeur Brigitte Anibiloni qui, lors de son récent voyage à Goma, avait pris contact avec le professeur Jackson Niyorugira pour le compte de l’université de Kisangani.
Laurent Kangisa.