Université de Kisangani: Je n’ai pas droit à l’erreur, Le nouveau recteur, le Pr. Matthieu Kirongozi Bometa est conscient de la lourde tâche qui l’attend.

Laurent Kangisa

Nommé par arrêté ministériel le 15 juillet dernier, le professeur Matthieu Kirongozi Bometa est arrivé ce mardi 22 juillet 2025 dans la capitale de la Tshopo en provenance de Kinshasa, il a été accueilli avec ferveur à l’aéroport international de Bangboka.

À sa descente d’avion, une foule compacte l’attendait : membres des différents corps, comité de gestion, académiques, scientifique et personnel administratif, étudiants et membres de la communauté Topoke. Ce chaleureux accueil n’a pas laissé le professeur Kirongozi indifférent, lui qui s’est dit porté par un double sentiment : la joie face à l’élan de solidarité démontré, et l’interpellation quant aux immenses défis qui l’attendent à la tête de l’une des plus grandes institutions universitaires du pays.

« Ce moment est à la fois un honneur et une lourde responsabilité. Mon équipe et moi n’avons pas droit à l’erreur », a-t-il déclaré devant la presse locale.

Mais son arrivée s’inscrit dans un contexte agité. Depuis l’annonce du changement à la tête de l’université, l’UNIKIS est secouée par des tensions internes. Ce mardi, un groupe restreint d’étudiants est descendu dans la rue, manifestant contre la remise et reprise avant la clôture de l’année académique 2024-2025.

Une autre source de mécontentement est venue raviver la colère : la disparition présumée de 27 millions de francs congolais et 5 000 dollars américains de la caisse de l’université depuis le samedi 19 juillet. Une affaire qui, selon plusieurs témoignages, vient s’ajouter à une série de vols et de malversations à répétition subies par l’institution depuis septembre 2024.

Dans ce climat tendu, le professeur Kirongozi a lancé un appel au calme à toute la communauté universitaire.
Le nouveau recteur et son équipe entendent ainsi poser les bases d’un nouveau souffle pour l’Université de Kisangani, misant sur la rigueur, la transparence et l’unité pour redresser une institution marquée ces derniers mois par des secousses internes.

Laurent Kangisa.