Fidèle à sa vision de réhabilitation et de modernisation de l’Université de Kisangani (UNIKIS), le recteur, le professeur Matthieu Kirongozi, multiplie les consultations stratégiques. Ce lundi 25 août, il a reçu dans son bureau le professeur Alphonse Maindo, éminent politologue, enseignant à la Faculté des sciences sociales, administratives et politiques de l’UNIKIS, et directeur pays de l’ONG internationale Tropenbos.
Durant plus d’une heure d’entretien, les deux professeurs ont échangé sur les défis cruciaux auxquels l’université est confrontée. Jadis classée troisième meilleure institution universitaire de la République démocratique du Congo, l’UNIKIS peine aujourd’hui à retrouver sa place dans le peloton de tête de l’enseignement supérieur congolais.
« L’Université de Kisangani a traversé une période sombre. Aujourd’hui, elle ne figure même plus dans les classements nationaux. C’est une responsabilité collective. Chacun de nous, avec ses compétences et ses réseaux, doit contribuer à la redynamisation de notre alma mater », a déploré le professeur Maindo à l’issue de la rencontre.
Il s’est dit encouragé par l’ouverture d’esprit du professeur Kirongozi, saluant son approche inclusive et participative dans la gestion de l’université :
« Je suis venu écouter sa vision, partager quelques idées et marquer ma disponibilité à contribuer à sa concrétisation. C’est une démarche salutaire. »
Une autre audience stratégique
Ce même lundi, le recteur Kirongozi a également reçu en audience le professeur Starmans Bofoe, directeur général de l’Institut du bâtiment et des travaux publics (IBTP-Kisangani). Cette rencontre marquait leur premier échange officiel depuis la nomination du professeur Kirongozi à la tête de la conférence des chefs d’établissement de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique (ESURS-IT) dans la province de la Tshopo.
Le professeur Bofoe est venu présenter ses civilités, tout en profitant de cette occasion pour exposer les difficultés que traversent les établissements de l’ESURS-IT dans la région, notamment les perturbations du calendrier académique dues aux mouvements de grève observés au cours de l’année.
Il a plaidé pour une approche plus proactive au sein de la conférence :
« Il ne faut pas toujours attendre les instructions du ministère. En tant que chefs d’établissement, nous devons solliciter l’accompagnement du président de la conférence pour résoudre certaines problématiques locales. »
De son côté, le président de la conférence, le professeur Kirongozi, a encouragé ses collègues à poursuivre les réformes en cours avec rigueur et ambition. Il a réitéré son engagement à accompagner les institutions dans leur quête d’excellence, dans la droite ligne des orientations définies par la ministre de tutelle, la professeure Marie Thérèse Sombo Ayane Mukuna.
Laurent Kangisa.