ESURS- IT/TSHOPO: Bibiche Salumu Laumu Omeyaka prend les rênes de l’Université Mariste au Congo, une première historique dans la Tshopo.

Laurent Kangisa

C’est une page importante de l’histoire académique de la Tshopo qui s’est écrite ce samedi. Nommée le 13 août 2025 par le Révérend Frère Supérieur Provincial et Grand Chancelier des universités maristes au Congo, Frère Baindekedi Beimoyato Venceslas, la Professeure Bibiche Salumu Laumu Omeyaka a officiellement pris ses fonctions à la tête de l’Université Mariste au Congo (UMC), devenant ainsi la première femme chef d’établissement universitaire dans la province.

La cérémonie de remise et reprise, brève mais empreinte de solennité, a été présidée par le Professeur Mathieu Kirongozi, Recteur de l’Université de Kisangani et Président de la Conférence des chefs d’établissements de la Tshopo. Il a procédé à l’installation de la nouvelle rectrice en présence du Professeur Jean Claude Munkinzi, Secrétaire Général Académique, qui représentait le recteur sortant, le Révérend Frère Justin Maansandi, actuellement en déplacement.

Une politologue aux commandes

Dans son allocution, le Professeur Kirongozi a salué cette nomination historique, félicitant chaleureusement la nouvelle rectrice. Il l’a invitée à mettre en œuvre, dans l’administration de l’UMC, les principes et les notions qu’elle enseigne elle-même en tant que politologue, insistant sur l’importance du pragmatisme, de la concertation et de la rigueur académique.

De son côté, le Professeur Munkinzi a exprimé le soutien indéfectible de toute la communauté universitaire mariste à la nouvelle équipe dirigeante. Il a encouragé la rectrice à faire preuve d’un leadership éclairé, capable de relever les défis actuels tout en consolidant les acquis. Il a également appelé à une gestion marquée par « l’unité, la concorde et la satisfaction du travail bien fait », sans complaisance ni autoritarisme.

Un leadership féminin affirmé

Consciente de l’ampleur de la tâche qui l’attend, la Professeure Bibiche Salumu a clairement exposé sa vision pour l’UMC. Parmi ses priorités : l’amélioration de la qualité des études, l’innovation pédagogique, l’attraction d’un corps professoral qualifié et dévoué, la modernisation des infrastructures, mais aussi la formation et la prise en charge adéquate du personnel.

Elle a également insisté sur la nécessité de renforcer la visibilité de l’UMC à Kisangani et de consolider les liens avec l’Église catholique locale, dans le respect des valeurs humaines portées par la tradition mariste.

Pour concrétiser sa vision, la rectrice entend mettre en place dès la semaine prochaine un processus de consultation avec toutes les parties prenantes. Objectif : élaborer un plan stratégique collégial, orienté vers les résultats, et fonder une stratégie de codéveloppement assumé et partagée.

Une cellule de coopération interinstitutionnelle annoncée

Parmi les premières mesures phares annoncées, la création prochaine d’une cellule de coopération interinstitutionnelle. Celle-ci aura pour mission d’explorer, d’initier et de formaliser des partenariats avec d’autres établissements d’enseignement supérieur, tant au niveau national qu’international.

La nouvelle équipe rectorale, conduite par la Professeure Bibiche Salumu, s’est engagée à faire de l’UMC une institution « résolument catholique, dynamique, ouverte et rayonnante », à l’image des valeurs maristes qu’elle incarne.

Une succession symbolique

La cérémonie a rassemblé les membres du Conseil d’administration de l’université, ainsi que plusieurs figures académiques de la région, dont le tout premier recteur de l’UMC, le Professeur Stanislas Bogoy. La Professeure Bibiche Salumu devient ainsi la quatrième personnalité à diriger cette jeune université, succédant successivement aux Professeurs Stanislas Bogoy, Billy Bolakonga et au Révérend Frère Justin Maansandi.

Sa nomination marque non seulement une avancée significative pour la représentation féminine dans le paysage académique congolais, mais également une étape cruciale pour le développement et le rayonnement de l’Université Mariste au Congo.

Laurent Kangisa.