Kisangani/ Esu: Plus de 350 ingénieurs Ao et A1, orientation géomètre et topographes et bâtiments et travaux publics de l’Ibtp Kisangani déversés sur le marché de l’emploi.

Laurent Kangisa Par Laurent Kangisa 260 Views

L’institut de bâtiment et de travaux publics Ibtp Kisangani a clôturé l’année académique 2022-2023 ce samedi 28 octobre 2023 après plus ou moins 7 mois d’activités académiques. Cela dans le respect de son calendrier académique réaménagé. Au lieu de démarrer officiellement le 05 janvier 2023, cette institution a débuté avec les enseignements le 06 mars par les classes montantes et une semaine plus tard soit le 12 mars de cette année pour les auditoires de recrutements.
Un retard qui se justifie par la transformation de l’institut en un vaste chantier de réhabilitation et de rénovation.
Aujourd’hui les résultats de ces travaux sont palpables a indiqué le directeur général de cette institution au cours du traditionnel discours de politique générale prononcé à la cérémonie de collation de grades academiques et de la clôture de l’année académique.
Le professeur ingénieur Sylvain Alongo, directeur général de l’Ibtp Kisangani parle d’une dizaine de bâtiments et salles réhabilités et construits par son comité de gestion de capacité d’accueil allant de 80 à 1200 places et qui sont équipés.
Il s’agit entre autre des salles de classes, de la bibliothèque, de la salle numérique et de la salle polyvalente sans oublier le bâtiment abritant les bureaux de membres du comité de gestion.
Dans ce lot il faut aussi citer la construction d’une station de captage, de traitement et de distribution d’eau dans l’enceinte de l’institution sans oublier l’aménagement du paysage de l’institut. Ces infrastructures rénovées sont protégées par une clôture faite en béton armée et de grilles en métal donnant un bon aspect de l’institution.
 » Ces travaux de rénovation de l’Ibtp Kisangani qui suscitent de questionnement du public sur les sources de financement; ces travaux ont été financés sur fonds propre de d’établissement. Fonds provenant de frais académiques payé par les etudiants » a précisé le prof Ingénieur Sylvain Alongo.
Cela est la conséquence de la gestion efficiente de frais académiques a-t-il poursuivi.
Ceci est rendue possible grâce à la politique modernisation financière instaurée au sein de l’institution.
Elle se manifeste par le paiement à la banque de tous les actes financiers notamment la paie de frais académique et le paiement du personnel.
Cette bancarisation a permis de maximiser les recettes révèle le directeur général.
Une autre réalisation a mettre à l’actif de ce comité de gestion qui base sa politique sur le leadership transformationnel est l’ouverture de l’institution à l’extérieur. Il s’agit de la signature des protocoles d’accords avec les institutions universitaires de Fribourg en Suisse, de l’Université libre de Belgique et d’autres institutions francaises, retombées de deux voyages effectués respectivement en Suisse et en France par le DG et au niveau du pays avec l’université nationale de bâtiment et travaux publics Unbt et l’institut supérieur d’architecture et d’urbanisme Isau de Kinshasa.
Dans le cadre ce partenariat, il est prevu l’échange d’expériences des étudiants, la mobilité des enseignants. Au même moment cette institution mene des démarches pour que soit délocalisé un auditoire de l’école doctorale d’Isau de Kinshasa ici à Kisangani. Cela dans le but de former les membres du corps scientifique en vue de préparer la relève et surtout de diminuer la dépendance des enseignants d’autres institutions tant nationales que locales. De telle manière qu’en 2027 lorsque l’institution deviendra université polytechnique de Kisangani, n’aura plus assez de difficulté de professeurs.
Un autre défi à relever, c’est la mécanisation des 158 agents restant sur les 235 que comptent cette institution. Cela va permettre à l’Ibtp d’être à l’abris de grogne et contre performance qu’il enregistre.
Avant d’y arriver, déjà à partir de l’année académique 2023-2024, la filière urbanisme sera opérationnelle au sein de l’Ibtp.
Cet institut qui se veut être une grande école de formation des ingénieurs en construction au coeur de l’Afrique a déversé cette année sur le marché de l’emploi 108 ingénieurs Ao ou licenciés et 258 ingénieurs A1 ou gradués , ce qui fait un total de 366 ingénieurs géomètres et topographes et en bâtiments et travaux publics.
Tout ceci est le résultat de la mise en application de la politique de rigueur dans la gouvernance et de la performance dans l’amélioration de la qualité de service à rendre à la société, qui constituent le cheval de batail de l’actuel comité de gestion.
Laurent Kangisa.

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