Kisangani: Les jeunes de Simi Simi manifestent contre l’invalidation de Theoveul Lotika.

Laurent Kangisa Par Laurent Kangisa 193 Views

Le cortège de la gouverneure de la Tshopo a essuyé les pierres ce mercredi 13 mars 2024 au moment où il sortait de la résidence de l’archevêque métropolitain de Kisangani.
C’est un groupe de jeune en colère qui manifestait contre l’invalidation de leur candidat Theoveul Lotika remplacé par la gouverneure Madeleine Nikomba. Décision de la cour constitutionnelle dans son arrêt rendu mardi 12 mars 2024.
A la vue du cortège de la gouverneure, ce groupe de jeune , scandait des chants hostile à Madeleine Nikomba, l’accusant de voler le siège de leur candidat à l’assemblée nationale.
Dès l’annonce de l’arrêt de la cour dans la soirée du mardi, les jeunes de Simi Simi avaient barricadé la route principale menant à la mission Saint Gabriel en brûlant les pneus.
Cette manifestation de colère est normale fait savoir Dismas Kitenge, président du groupe Lotus, une organisation de défense de droits humains à Kisangani.
C’est la conséquence de la non transparence du processus électoral. Cela du début à la fin, jusqu’aux contentieux électoraux.
La population de Kisangani ne comprend pas et ne comprendra pas pourquoi à Kisangani comme à Ubundu, les candidats valablement élus sont Invalidés pour être remplacés par des personnes qui n’ont pas été proclamés par la CENI.
L’arrêt de la cour a laissé, la population perplexe, dans la mesure où la cour n’a pas donné les motivations de ces contentieux électoraux mais elle a préféré donner les dispositifs. Alors que, c’est dans les motivations que, la cour devait dire à la population ce qui ne va pas dans ce processus électoral.
Un autre sentiment ressenti par le président du groupe Lotus, c’est la déception de voir 49 députés être invalidés. Ce qui prouve qu’il y a beaucoup de problèmes à la CENI.
Ce nombre de députés invalidés est le 10% du nombre de députés de l’assemblée nationale. C’est énorme, déplore Dismas Kitenge.
L’institution assemblée nationale risque d’être considérée par la population comme constituée par des députés nommés.
Et de conclure que gagné une élection par la cour constitutionnelle ne paraît pas légitime, lorsque ce n’est pas reconnue par la population.
Laurent Kangisa.

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