Bas-Uélé: Processus électoral, les messages haineux passés au crible par les jeunes de Buta.

Laurent Kangisa Par Laurent Kangisa 90 Views

Durant la campagne électorale passée, il y a eu une sorte d’exacerbation des propos haineux à Buta tout comme dans certains territoires. N’en parlons pas de la banalisation des contenus haineux sur certaines plateformes numériques. Dans l’optique de contribuer à la lutte contre les  discours et messages de haine, la synergie des radios de la province du Bas-Uélé s’est résolue, dans le cadre de son projet dénommé « Mieux informer, via les débats communautaires médiatisés pour le processus électoral apaisé dans le Bas-Uélé » d’organiser une tribune d’expression populaire au quartier AZANDE dans la commune de FINAT de la ville de Buta. Objectif est de réarmer les jeunes des connaissances au tour de ce que signifie discours et message de haine, les causes profondes, visibles et invisibles de cette pratique en période électorale. Mais aussi les conséquences des messages haineux qui détruisent souvent les tissus sociaux qui cimentent depuis la nuit de temps la cohésion des différentes communautés habitants la province du Bas-Uélé. C’est un constat de Roger Ndangu, président de la société civile du Congo, coordination provinciale du Bas-Uélé, qui a animé ce débat communautaire organisé avec l’appui de IRI, International Republican Institut, basée aux états unis d’Amérique.

Répondant à une question sur les effets des messages ou discours haineux, cet activiste de droit de l’homme du Bas-Uélé attire l’attention de la jeunesse venue à cette tribune d’expression populaire du fait que ces genres de discours n’entraînent pas seulement des préjudices personnels et être susceptibles d’inciter les citoyens à la violence, les messages haineux constituent aussi une atteinte à l’inclusion, à la diversité et aux droits des personnes. « Pendant la campagne électorale, nous nous sommes rendu compte que les messages de haine incitaient à la violence et suspend aussi la cohésion sociale et la tolérance dans la ville de Buta », renchérie le président de la société civile du Congo, coordination provinciale du Bas-Uélé.

Comment faire face aux messages de haine au Bas-Uélé

A Buta, particulièrement, selon la société civile, elle a répertorié des cas de propos haineux qui visent des individus, notamment certains candidats à la députation nationale, provinciale et quelque peu à la municipalité. Ces messages sont souvent fondés sur l’origine ethnique et la nationalité.
L’ampleur et l’impact de ces discours sont amplifiés par les réseaux sociaux numériques. Particulièrement whatsapp et face book au point que les messages de haine sont devenu l’une des méthodes les plus fréquentes pour propager des pensées qui n’ont qu’une ambition celle de diviser les citoyens et les communautés tout en menaçant la paix, souligne Roger Ndangu. Il répond ainsi à la question de Jules Mazale,  Président des jeunes catholiques de la cathédrale catholique de la ville de Buta, qui se dit réjouit des explications du président de la société civile du Congo.
Voilà pourquoi l’orateur propose, face aux messages haineux partagés sur les réseaux sociaux du fait qu’ils sont de plus en plus courant, que les jeunes puissent faire beaucoup plus attention surtout en cette période électorale. Un autre jeune, Longande Dido a voulu savoir si les propos haineux peuvent être poursuivis en justice même après les scrutins de décembre dernier.
Pour le facilitateur de ce débat communautaire, Roger Ndangu, il y a des peines que les auteurs de ces messages risquent d’en courir. Notamment, l’emprisonnement de plus de 5 ans avec des amandes. Il précise que « partout où vous partager les messages de haine, même dans votre chambre à coucher, la justice est à mesure de vous arrêter ». Pour le président de la société civile du Congo, coordination provinciale du Bas-Uélé, qui salut la campagne d’éducation civique et électorale menée dans le cadre de ce projet, dans le but de combattre les discours de haine, il est plus que temps de penser à la mise en place des mesures appropriées. Le pouvoir public est partout là où il existe des êtres humains.

Richard ATELO/RTNC BUTA

 

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